Qui se cache derrière Brandalism, ce collectif qui s'attaque à la COP 21

01/12/15 à 11:07 - Mise à jour à 11:19

Ce week-end, des centaines de panneaux du groupe JCDecaux ont été "piratés" par des oeuvres du collectif Brandalism. Une attaque subtilement visuelle pour dénoncer les "mensonges" des sponsors de la COP21. Retour sur ce collectif qui veut récupérer "les espaces qu'on nous a pris".

Il y a trois ans, Brandalism fait son apparition à Londres lors des Jeux olympiques avec la mission de "récupérer les espaces qu'on nous a pris". Soit ceux occupés par la publicité. Il n'était que 26 artistes à l'époque. Le collectif compterait désormais pas moins de 80 artistes de 18 nationalités différentes. Le nom est une contraction entre brand (marque) et le mot vandalisme. Il se distingue par son usage sans restriction de ce qu'on appelle la publicité subversive. Le collectif utilise les mêmes espaces et les mêmes visuels que les professionnels du marketing, mais en détourne le message.

Avec un certain génie comme on a encore pu le constater dimanche, à Paris, puisque pas moins de 600 panneaux publicitaires parisiens ont été détournés. Le collectif souhaite avec cette action dénoncer l'hypocrisie de certains sponsors de la conférence climatique. En effet, comme le stipule un porte-parole sur leur site : " En sponsorisant les négociations climatiques, des pollueurs importants tels qu'Air France et Engie peuvent faire leur promotion comme s'ils faisaient partie de la solution, alors qu'ils font en fait partie du problème ".

Magique, ou presque

Pour cette action, les membres du collectif ont enlevé les affiches existantes pour les remplacer par de fausses publicités qui de prime abord ressemblaient aux originales. Pour se faire, les membres se parent de gilets orange avec un faux logo de JCDecaux. En effet, et ça ne surprendra personne, toutes ces actions sont faites sans autorisation. Voici en vidéo le tour de passe-passe.

Un coup de maître, mais pas un coup d'essai

Si l'action de ce week-end est la plus importante, le collectif a déjà deux faits d'armes majeurs à son actif puisqu'on lui doit le détournement d'une trentaine de panneaux en Angleterre en 2012 juste avant les Jeux olympiques. Une deuxième action d'envergure a eu lieu deux ans plus tard, en 2014, lorsque 350 panneaux sont piratés dans dix villes anglaises pour dénoncer dixit le collectif "l'assaut visuel des géants des médias et des magnats de la publicité."

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