Que va devenir politiquement Bachar al-Assad après la chute de Daech ?

27/11/17 à 09:30 - Mise à jour à 09:30

Source: Le Vif/l'express

La chute de Deir ez-Zor "libère" la Syrie de Daech et donne une actualité nouvelle à la question du soutien du président al-Assad.

Après Bachar, Bachar ? Hier jugé incongru, le scénario du maintien de l'héritier de la dynastie al-Assad à la barre d'une Syrie certes délestée du fardeau de Daech, mais amputée et sous tutelle, fait son chemin. En vertu, si l'on ose écrire, d'une forme de realpolitik par défaut. Longtemps, le sort du criminel de guerre alaouite fut la pierre d'achoppement de tout règlement appelé à codifier une transition négociée. Quoique sans illusion sur les travers du personnage, ses parrains iranien et russe refusaient de le sacrifier ; tandis que Washington, Bruxelles, Paris et Ankara faisaient de son éviction un préalable impérieux. Epoque révolue. Le naufrage de la chimère du groupe Etat islamique - l'instauration d'un califat enjambant la frontière irako-syrienne -, précipité par la chute de ses bastions urbains, Mossoul, Raqqa, puis, le 3 novembre, Deir ez-Zor, change la donne et, à l'échelle de ce Moyen-Orient plus volatil que jamais, redessine une carte aux contours incertains. Pour autant, les variations quant au destin promis au Néron de Damas éclairent les calculs, les ambiguïtés et les reniements des acteurs d'une tragédie qui, en six ans, aura coûté la vie à plus de 330 000 civils et condamné à l'exil 10 millions de naufragés. Revue d'effectifs, à moins d'une semaine du huitième round des négociations, à ce jour stériles, orchestrées par l'ONU à Genève.
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