Quand le pétrole impose la diète aux pétromonarchies

25/01/16 à 10:53 - Mise à jour à 10:53

Source: Le Vif/l'express

Les cours de l'or noir n'en finissent pas de baisser. Dans les monarchies du Golfe, place à l'austérité. Du jamais vu ! Décryptage.

Les plus de 50 ans se souviennent encore de ces dimanches sans voiture, où nos autoroutes furent transformées en gigantesques espaces de promenade ou en immenses pistes de skateboard. C'était un des effets les plus marquants du premier choc pétrolier, conséquence de la décision de l'Opep d'augmenter de 70 % les prix du baril de pétrole, d'instaurer un embargo sur les livraisons de brut vers les Etats-Unis et l'Europe et de réduire la production à raison de 5 % par mois. Tout cela en représailles au soutien affiché par l'Occident à Israël lors de la guerre du Kippour en octobre 1973. Aujourd'hui, c'est un peu le monde à l'envers. Les cours du baril n'arrêtent plus de baisser, au point de plonger les pays producteurs de pétrole dans un contexte jusqu'ici inconnu : l'austérité. Et le pire, pour eux, est peut-être encore à venir. En début de semaine, à l'annonce de la levée des sanctions internationales à l'encontre de l'Iran, les bourses du Golfe ont dégringolé (- 6 % à Dubaï et à Doha, - 5,5 % à Riyad, - 4,5 % à Abou Dhabi). Les investisseurs anticipaient-ils l'impact du retour du pétrole iranien sur les marchés qui va structurellement peser sur le niveau des cours, tant le déséquilibre entre offre et demande risque de s'accroit...

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