Quand le cimentier Lafarge traitait avec Daech

08/08/17 à 14:12 - Mise à jour à 14:12
Du LeVif/l'Express du 04/08/17

Le cimentier est visé par une enquête judiciaire sur les activités de sa filiale syrienne. Plusieurs témoignages de salariés locaux, dont Le Vif/L'Express a eu connaissance, accablent l'entreprise.

Les salariés syriens de la cimenterie Lafarge à Jalabiya n'oublieront jamais ce 19 septembre 2014. Ce matin-là, les combattants du groupe Etat islamique (EI) frappent aux portes de leur usine. Et les 30 employés qui se terrent dans le site vont devoir fuir dans l'improvisation la plus totale. Un appel téléphonique venu d'une ville voisine leur enjoint de déguerpir au plus vite. " On m'a dit que je devais quitter l'usine immédiatement, raconte l'un d'entre eux, qu'il n'y avait pas de plan d'évacuation. " L'homme enfourche une mobylette, et ses 29 collègues s'entassent dans trois voitures. " Je ne sais pas pourquoi Lafarge nous a dit que l'usine était sûre, sachant que Daech était à quelques centaines de mètres de là, dit W., un autre survivant. L'entreprise nous avait toujours assuré qu'il y avait un bus pour l'évacuation. " Mais le contrat de location avait été résilié.
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