Pressions sur Lavrov pour que la Russie entame des discussions

05/03/14 à 16:07 - Mise à jour à 16:07

Source: Le Vif

Les Occidentaux ont mis mercredi la pression sur le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, lors d'une rencontre à Paris, pour que la Russie entame rapidement des discussions avec Kiev.

Pressions sur Lavrov pour que la Russie entame des discussions

© Image Globe

Lors d'un bref échange, après une réunion internationale sur le Liban, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a demandé à Sergueï Lavrov que la Russie ait des "entretiens directs" avec l'Ukraine, selon un responsable américain.

Les Européens, qui se retrouvent jeudi en sommet extraordinaire à Bruxelles sur la crise ukrainienne, ont promis de prendre des sanctions contre Moscou si une "désescalade" n'intervient pas d'ici là sur l'Ukraine.

"Cet après-midi, ce sera un test pour savoir si la Russie est prête à s'asseoir avec l'Ukraine" à une table de discussions "et nous allons leur recommander fortement de le faire", a estimé le chef de la diplomatie britannique William Hague. "Demain, il y a le Conseil européen. Ce qui se passera au Conseil européen sera en partie déterminé par la volonté russe de discuter avec l'Ukraine aujourd'hui, il est important qu'ils aient cela en tête. Donc oui, c'est un test pour la Russie aujourd'hui".

Le premier entretien face-à-face sur l'Ukraine de John Kerry et Sergueï Lavrov, depuis la prise de contrôle ce week-end d'une grande partie de la Crimée par la Russie, s'est déroulé autour d'un café sur la terrasse ensoleillée du Palais de l'Elysée où venait de se tenir un déjeuner de travail international sur le Liban. Autour des deux responsables, étaient présents le président français François Hollande et les ministres français, allemand et britannique, Laurent Fabius, Frank-Walter Steinmeier et William Hague.

Selon une source informée, les échanges ont toutefois été "interrompus" devant la fermeté de la Russie et devaient reprendre plus tard dans la journée.

Les Européens tentent depuis le début de la semaine de convaincre Vladimir Poutine d'accepter la création d'un "groupe de contact" sur l'Ukraine. La chancelière allemande, Angela Merkel, a déjà parlé plusieurs fois depuis le début de la semaine avec Poutine et c'est elle qui lui a fait la proposition de créer un tel groupe de contact. Plus tôt dans la journée, William Hague avait déjà exhorté Sergueï Lavrov à rencontrer son homologue ukrainien, présent à Paris. Sans succès jusqu'à présent.

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