Présidentielle en Argentine : les candidats au coude à coude, un second tour incertain

26/10/15 à 10:30 - Mise à jour à 10:30

Source: Afp

Le candidat de centre gauche Daniel Scioli, soutenu par la présidente sortante Cristina Kirchner, était favori de la présidentielle mais c'est un second tour incertain qui s'annonce le 22 novembre après le score inespéré du conservateur Mauricio Macri.

Présidentielle en Argentine : les candidats au coude à coude, un second tour incertain

Daniel Scioli. © REUTERS

Les derniers sondages donnaient à M. Macri, 56 ans, maire de Buenos Aires depuis 2007, environ 10 points de retard sur Scioli. Certains prédisaient même une victoire de Scioli au premier tour. Mais après la comptabilisation de 96% des bureaux de vote, Daniel Scioli totalisait 36,73% des voix, devant Mauricio Macri avec 34,45% des suffrages.

"C'est une grande surprise de voir les candidats au coude à coude. Le résultat est d'autant plus surprenant que les sondages ne l'avaient pas anticipé. C'est souvent le cas quand on assiste à une fin de cycle, un changement d'époque", estime le sociologue Gabriel Puricelli.

Une nouvelle ère s'ouvre en Argentine après 12 ans de pouvoir de Nestor Kirchner (2003-2007), puis de son épouse Cristina Kirchner (2007-2015), qui ne pouvait pas briguer un troisième mandat.

Pour le sociologue du Laboratoire des politiques publiques, la contre-performance du Front pour la victoire (FPV, gauche) est due "à l'usure naturelle, du fait du temps passé au pouvoir, c'est un facteur universel, qui n'a rien à voir avec l'Argentine. C'est la fin d'un cycle".

Les résultats officiels diffusés dans la nuit de dimanche à lundi placent en troisième position (21,33%) le député Sergio Massa, dissident kirchnériste, devant le trotskyste Nicolas Del Cano (3,28%), la candidate de gauche Margarita Stolbizer (2,54%) et le péroniste Adolfo Rodriguez Saa (1,7%).

Dimanche, les Argentins ont également renouvelé la moitié du Congrès et il apparait qu'aucune force politique ne pourra s'appuyer sur une majorité parlementaire à la chambre des députés, où le Front pour la victoire sera la première force. Au Sénat, le FPV aura la majorité absolue.

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