Poutine "ne considère pas opportun actuellement" de reprendre les frappes aériennes à Alep

28/10/16 à 17:30 - Mise à jour à 19:06

Source: Afp

Le président Vladimir Poutine "ne considère pas opportun actuellement de reprendre les frappes aériennes à Alep" comme l'a demandé l'état-major russe et juge "nécessaire de prolonger la pause humanitaire" dans cette ville syrienne, a annoncé vendredi le Kremlin.

Poutine "ne considère pas opportun actuellement" de reprendre les frappes aériennes à Alep

© Belga

Toutefois, "s'il le faut, pour mettre fin aux actions provocatrices des groupes terroristes, la Russie se réserve le droit de recourir à tous les moyens dont elle dispose pour soutenir les forces armées syriennes", a ajouté devant la presse le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

L'armée russe a annoncé vendredi avoir demandé à Vladimir Poutine l'autorisation de reprendre les frappes aériennes à Alep, après une pause de dix jours, face à l'offensive des rebelles contre les forces du régime dans la deuxième ville de Syrie.

Pour sa part, "le président estime nécessaire de prolonger la pause humanitaire (...) pour permettre l'évacuation des blessés et le retrait des combattants qui souhaitent quitter la ville, mais aussi (...) pour permettre à nos partenaires américains de remplir leur promesse et leur obligation de séparer la soi-disant opposition modérée et les groupes terroristes", a dit M. Peskov.

Le 22 septembre, l'armée syrienne avait annoncé une vaste offensive pour s'emparer de la totalité d'Alep mais ses succès avaient été limités, malgré l'appui de son allié russe qui fait intervenir son aviation en Syrie depuis septembre 2015 et assure ne frapper que des "cibles terroristes".

Le 18 octobre, la Russie a interrompu ses bombardements aériens à Alep dans le cadre d'une "pause humanitaire" censée permettre l'évacuation des civils et des blessés et le retrait des combattants.

Mais les huit couloirs humanitaires qui y ont été créés à ces fins sont restés quasiment déserts.

L'ancienne capitale économique de la Syrie est un enjeu majeur tant pour le régime du président Bachar al-Assad que pour les insurgés qui s'affrontent depuis 2011 dans une guerre qui a fait plus de 300.000 morts.

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