Pour Merkel, Cameron pousse le Royaume-Uni au point de non retour

02/11/14 à 17:14 - Mise à jour à 18:18

Source: Belga

La chancelière allemande Angela Merkel a mis en garde son homologue britannique David Cameron, jugeant qu'il s'approchait du "point de non retour" avec l'Union européenne après ses propositions touchant à l'immigration, selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, à paraître lundi.

Pour Merkel, Cameron pousse le Royaume-Uni au point de non retour

© Reuters

"Pour la première fois, (David) Cameron pousse son pays vers un 'point of no return' (ndr, "point de non retour") sur la question de son appartenance à l'Union européenne, vers un point à partir duquel" Berlin ne se battra plus pour le maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'UE, écrit le magazine, citant des sources gouvernementales.

Citée par le Spiegel, une source gouvernementale évoque ainsi la limitation du nombre de citoyens entrant au Royaume-Uni, avancée par Londres, comme principale pomme de discorde, la liberté de circulation des personnes étant l'un des droits fondamentaux accordés aux citoyens des pays membres de l'UE.

Mme Merkel aurait dit à David Cameron en marge d'un sommet le mois dernier à Bruxelles que cette proposition heurtait les principes mêmes de l'Union, rapporte le Spiegel.

Selon le magazine, les discussions entre Mme Merkel et M. Cameron n'auraient guère tourné autour de la rallonge de 2,1 milliards d'euros demandée par Bruxelles au 1er décembre au titre du budget européen de 2014, demande jugée "inacceptable" par le Premier ministre britannique.

Alors que la formation europhobe Ukip connaît une audience croissante, le parti conservateur britannique, auquel appartient M. Cameron, souhaite limiter l'immigration au sein du Royaume-Uni. David Cameron a annoncé la tenue d'ici à 2017 d'un référendum sur le maintien du pays dans l'UE s'il remporte les élections législatives de mai 2015.

Dans une interview accordée en octobre au journal britannique The Sunday Times, Mme Merkel a déjà prévenu que "toucher au principe fondamental de la liberté de circulation" au sein de l'UE ne serait pas toléré par les partenaires de la Grande-Bretagne.

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