Parlements européens : à droite toute ?

19/06/12 à 16:29 - Mise à jour à 16:29

Source: Le Vif

L'extrême droite semble bel et bien avoir réussi son grand retour au sein des parlements nationaux européens. Et la France et la Grèce ne sont pas des cas isolés.

Parlements européens : à droite toute ?

© Belga

Un nombre croissant de représentants du peuple de partis d'extrême droite démocratiquement élus siègent désormais dans les diverses assemblées nationales. Au lendemain des élections en France et en Grèce, quelle est la place de l'extrême droite au sein des parlements nationaux à travers l'Europe ? LeVif.be fait le point sur la situation.

Le record est actuellement détenu par l'Italie qui compte 60 députés de la Ligue du Nord, laquelle est désormais la troisième force politique de la péninsule. Elle est talonnée de près par l'Autriche et ses 55 députés du FPÖ, le parti nostalgique du IIIème Reich du tonitruant Jörg Heider, décédé en 2008. Suivie ensuite par la Suisse, dont les 54 députés de l'Union Démocratique du Centre peuvent facilement tromper leur auditoire en dehors des frontières helvètes. La Hongrie n'est pas en reste et compte 46 députés du Jobbik depuis 2010.

Plus surprenant, tous les pays nordiques, à l'exception de l'Islande, ont eux aussi élu des députés extrémistes. Ainsi, 41 membres du Parti du Progrès norvégien ont leurs assises au Stortinget (le parlement norvégien) et 39 députés finlandais sont issus du parti des Vrais Finlandais. Le Danemark avec 22 députés du Parti du Peuple Danois et la Suède avec 20 députés des Démocrates de Suède, au nom trompeur, sont toutefois précédés par les Pays-Bas, forts de 24 membres du Parti pour la liberté.

Le parti nationaliste bulgare Ataka, lui, a réussi à envoyer 21 de ses membres au Parlement de Sofia. À Athènes, berceau de la démocratie, ce sont 18 membres du parti Aube dorée qui viennent tout juste de se faire ouvrir les portes du parlement. Beaucoup plus direct dans son appellation, le parti Ordre et Justice lithuanien compte 15 de ses représentants sur les bancs parlementaires à Vilnius, tandis que 8 membres du parti Tout pour la Lettonie siègent à Riga.

La Belgique et la France figurent en queue de peloton de ce peu reluisant cortège. Si la France vient tout juste de timidement rouvrir les portes de l'Assemblée nationale à deux membres du Front national, donc celui-ci était absent depuis 1986, le Vlaams Belang, avec ses 12 députés, semble, lui, en perte de vitesse par rapport au scrutin de 2004.

Alexandre Huillet

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