Parlement afghan attaqué par un commando taliban : 15 blessés

22/06/15 à 09:46 - Mise à jour à 11:25

Source: Belga

Un commando taliban a attaqué lundi le parlement à Kaboul, blessant 15 personnes et signant l'intensification des attaques rebelles à Kaboul comme dans plusieurs provinces où la "saison des combats" bat son plein.

Parlement afghan attaqué par un commando taliban : 15 blessés

Police à Kaboul (archives). © Belga - Ahmad Massoud

L'assaut, typique des rebelles qui envoient régulièrement des kamikazes attaquer les symboles du gouvernement ou de la présence occidentale à Kaboul, a débuté vers 10H30 (08H00 HB). Elle s'est achevée deux heures plus tard avec la mort de tous les assaillants, au nombre de sept, selon Najib Danish, porte-parole adjoint du ministère de l'Intérieur.

Tous les parlementaires, dont certains étaient en session sur place au moment de l'attaque, sont sains et saufs, a précisé le chef de la police de Kaboul, Abdul Rahman Rahimi. Un kamikaze taliban au volant d'une voiture piégée a lancé l'assaut en faisant exploser son véhicule juste devant les grilles du parlement, situé à l'ouest de la capitale afghane.

Quinze personnes qui se trouvaient dans les rues environnantes ont été blessées, selon le ministère de l'Intérieur. La forte déflagration, suivie d'une épaisse fumée noire, a déchiqueté le véhicule et secoué tout le bâtiment.

Juste après l'explosion, "un groupe d'insurgés a pénétré dans un bâtiment adjacent au parlement", déclenchant des échanges de tirs, a précisé M. Rahimi. Ces six combattants se sont ensuite retranchés à l'intérieur de ce bâtiment, où "ils ont été tués par les forces de sécurité", a déclaré à l'AFP Najib Danish, en annonçant la fin de l'assaut.

Les rebelles talibans ont immédiatement revendiqué l'attaque sur un de leurs comptes Twitter. "Plusieurs moudjahidine sont entrés dans le parlement, des combats sont en cours", a écrit leur porte-parole habituel, Zabihullah Mujahid. Interrogé par l'AFP, Ebadullah Karimi, porte-parole de la police de Kaboul, a certes reconnu qu'il s'agissait d'une "attaque des talibans", mais a nié que ces derniers aient pu pénétrer à l'intérieur du parlement.

En savoir plus sur:

Nos partenaires