Paris réplique après les insultes contre Carla Bruni-Sarkozy

01/09/10 à 09:36 - Mise à jour à 09:36

Source: Le Vif

La France a vivement répliqué mardi aux insultes proférées à Téhéran contre Carla Bruni-Sarkozy, l'épouse du président français, traitée de "prostituée" par un journal ultra-conservateur pour avoir pris la défense de l'Iranienne Sakineh Mohammadi-Ashtiani, menacée de lapidation.

Paris réplique après les insultes contre Carla Bruni-Sarkozy

© Reuters

"Nous faisons savoir aux autorités iraniennes que les injures proférées par le quotidien Kayhan et reprises par des sites internet iraniens à l'égard de plusieurs personnalités françaises, dont Mme Carla Bruni-Sarkozy, étaient inacceptables", a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero. "Nous faisons passer ce message par les voies diplomatiques habituelles", a-t-il ajouté.

Le journal ultra-conservateur Kayhan, coutumier de propos insultants et outranciers à l'égard de responsables iraniens ou étrangers, avait assimilé samedi Carla Bruni à une "prostituée" en raison de sa vie privée jugée "immorale".

Le 23 août, Carla Bruni-Sarkozy, ancien top-model d'origine italienne de 43 ans, avait publié en France un message à l'intention de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, mère de famille iranienne condamnée à mort par lapidation dans une affaire mêlant, selon la justice iranienne, des adultères et le meurtre de son mari.

"Du fond de votre cellule, sachez que mon mari plaidera votre cause sans relâche et que la France ne vous abandonnera pas", assurait-elle, alors que le sort de cette Iranienne suscite une forte mobilisation dans les pays occidentaux.

Le journal ultra-conservateur est revenu à la charge mardi dans un article rejetant "l'indignation de cette prostituée italienne". "L'examen des antécédents de Carla Bruni montre clairement pourquoi cette femme immorale a soutenu une femme iranienne et en fait elle mérite elle-même la mort", a-t-il ajouté.

Les autorités de Téhéran ont assuré mardi qu'elles ne souscrivaient en rien à de telles injures. "La République islamique n'approuve pas l'insulte contre les responsables des autres pays", a réagi mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast. Dans la presse iranienne aussi, les injures du journal Kayhan ont rencontré peu d'écho.

Le Vif.be, avec Belga

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