Paris et Berlin "extrêmement pressants" pour la mise en place de centres de contrôle aux frontières de l'UE

14/09/15 à 10:28 - Mise à jour à 10:28

La France et l'Allemagne vont être "extrêmement pressantes" lundi à Bruxelles pour la mise en place de centres de contrôle aux frontières de l'Union européenne afin que "l'Europe puisse faire respecter ses frontières", a déclaré lundi le président français François Hollande.

Paris et Berlin "extrêmement pressants" pour la mise en place de centres de contrôle aux frontières de l'UE

© Reuters

"Nous ferons en sorte aujourd'hui même qu'il y ait des conclusions qui fassent que l'Europe puisse respecter et faire respecter ses frontières", a-t-il assuré à quelques heures d'une réunion d'urgence des ministres européens de l'Intérieur et de la Justice consacré à la crise migratoire.

"Concrètement, cela veut dire des centres d'enregistrements en Grèce, en Italie, en Hongrie, pour éviter ce qui se produit aujourd'hui. C'est ce que vont faire prévaloir la France et l'Allemagne", a expliqué le chef de l'Etat.

"Nous serons extrêmement vigilants, extrêmement pressants", a-t-il insisté, en marge d'un déplacement dans l'est du pays.

La réunion de Bruxelles intervient au lendemain du rétablissement par l'Allemagne, au bord de la saturation, des contrôles à ses frontières pour "contenir" l'afflux de dizaines de milliers de réfugiés, suspendant la libre circulation dans l'espace européen de Schengen.

La France, qui s'est engagée à accueillir 24.000 réfugiés cette année et l'an prochain, avait déjà mis en garde dimanche les Européens contre les risques à retarder la mise en place de centres d'enregistrement des réfugiés dans les pays d'arrivée ou à s'entendre sur leur répartition.

"Si nous mettons beaucoup trop de temps, alors il n'y aura pas de maîtrise de l'accueil de ces réfugiés", a estimé le secrétaire d'Etat français aux affaires européennes, Harlem Désir.

Paris et Berlin défendent le principe d'un mécanisme obligatoire de répartition des demandeurs d'asile au sein de l'UE, auquel s'opposent notamment plusieurs pays de l'ex-bloc de l'Est entrés dans l'Union depuis 2004 (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie).

Avec AFP

En savoir plus sur:

Nos partenaires