Palestine : le Premier ministre présente sa démission

11/04/13 à 10:29 - Mise à jour à 10:29

Source: Le Vif

Le chef du gouvernement palestinien a présenté ce matin sa démission au président Mahmoud Abbas. Les relations entre les deux hommes sont très tendues alors que les Palestiniens connaissent d'importantes difficultés économiques.

Palestine : le Premier ministre présente sa démission

© Thaier Al-Sudani / Reuters

Le Premier ministre palestinien présente sa lettre de démission ce matin au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. De retour d'une visite en Jordanie Mahmoud Abbas décidera d'accepter ou non la démission de son chef de gouvernement. En début de semaine, on évoquait la volonté de Mahmoud Abbas de limoger Salem Fayyad : on imagine donc qu'il acceptera la démission que le Premier ministre prépare depuis hier.

Le ministre de la discorde

Depuis quelques semaines, les relations entre les deux hommes sont très tendues. Un différend les oppose au sujet de la démission, le 2 mars dernier, du ministre des Finances Nabil Qassis pour marquer son désaccord avec la politique budgétaire palestinienne. Le départ a été accepté par le Salem Fayyad tandis que le président Abbas refuse de le laisser partir. Ce désaccord ne fait que mettre en lumière le clivage qui existe entre les deux hommes forts de l'Autorité palestinienne. Le Conseil révolutionnaire du Fatah, mouvement de Mahmoud Abbas, fustigeait la semaine passée "la politique du gouvernement palestinien, empreinte d'improvisation et de confusion sur de nombreux sujets financiers et économiques" .

Difficultés économiques palestiniennes

En toile de fond de ces tensions, ce sont d'importantes difficultés budgétaires. "La pire crise financière" depuis la création de l'Autorité palestinienne en 1994 selon son président. Ces difficultés sont dues au non-versement de l'assistance promise par les donateurs, malgré les 500 millions de dollars débloqués par les États-Unis lors de la visite du président Barack Obama en Cisjordanie à la fin du mois de mars. Cette crise financière a des effets directs sur la population avec un renforcement de la grogne sociale notamment au sein de la fonction publique. Cette dernière, montrée du doigt, coûte chaque mois 205 millions de dollars.

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