Oussama ben Laden s'inquiétait pour le climat

02/03/16 à 11:08 - Mise à jour à 11:38

Source: De Morgen

De nouveaux documents montrent ce qui occupait les pensées du terroriste le plus recherché au monde avant qu'il ne soit abattu. Surprenant.

Oussama ben Laden s'inquiétait pour le climat

© EPA

Les documents découverts dans sa cache au Pakistan révèlent peu à peu leur contenu. Hier, 112 ont été déclassifiés raconte De Morgen.

D'autres documents avaient déjà fait surface l'année dernière. Si ceux-ci, pas plus que les autres, ne révèlent rien de spectaculaire, ils démontrent l'état d'esprit du terroriste le plus recherché au monde. La peur de mourir jeune et d'être trouvé par les Américains semble en effet l'obnubiler. Mais pas seulement.

Oussama ben Laden s'inquiétait par exemple aussi pour le climat et pour la dent de sa femme. Il était en effet persuadé qu'on y avait introduit une puce pour le tracer.

Dans une lettre adressée au peuple américain, Ben Laden en appelle aussi à soutenir Obama et sa lutte contre le changement climatique. "C'est beaucoup plus utile que de commencer une guerre contre l'islam." Du fond de sa cache, il continuait donc à donner des directives à propos de la propagande. Il était par exemple contre les vidéos de décapitation. Son désaccord avec la branche d'Al-Qaïda en Irak sera à la base de la création d'un État islamique.

Plus surprenant : dans un des courriers, il en appelle à attaquer les États-Unis, et, si cela n'était pas possible, d'opter pour la France.

Un autre document révèle qu'il aurait eu en sa possession 12 millions de dollars qu'il aurait reçus de son frère et 29 milliards au Soudan. Un trésor de guerre qui devait être utilisé par sa famille pour poursuivre le djihad écrit-il dans ce qui se rapproche d'un testament.

On apprend aussi que les forces américaines l'ont intercepté juste à temps, car il était sur le point de déménager.

La Direction du renseignement française (DNI) a publié sur son site internet une nouvelle série de documents saisis lors de l'attaque du repaire du chef d'Al Qaïda à Abbottabad (Pakistan) en mai 2011. Elle avait déjà publié en mai dernier un premier lot d'une centaine de documents, en application de la consigne du président Barack Obama d'avoir une "plus grande transparence". Les documents sont à lire ici

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