ONU : Sarkozy propose un statut d'observateur pour la Palestine

22/09/11 à 11:16 - Mise à jour à 11:16

Source: Le Vif

Les discours à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU ont commencé. En filigrane : la possibilité que Mahmoud Abbas demande la reconnaissance d'un Etat de Palestine.

ONU : Sarkozy propose un statut d'observateur pour la Palestine

© Reuters

Ce n'est que vendredi que le président de l'Autorité palestinienne doit formuler la requête que tous attendent : celle de la demande d'adhésion d'un Etat palestinien à l'ONU. Mais déjà l'activité diplomatique s'est intensifiée depuis quelques jours à New York. Et les premiers discours à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU traduisent la position de certains acteurs, comme les Etats-Unis, qui ont menacé de poser leur veto à cette éventualité.

Sarkozy : un statut "intermédiaire d'Etat observateur"

Le président français a proposé mercredi un statut "intermédiaire (...) d'Etat observateur" à l'ONU pour les Palestiniens, offrant un calendrier d'un an pour parvenir à "un accord définitif" de paix avec Israël. Il a aussi mis en garde les Palestiniens et les Etats-Unis contre un bras de fer au Conseil de sécurité, prévenant qu'un veto américain à la démarche palestinienne "risquerait d'engendrer un cycle de violence au Proche-Orient". Et il a également exhorté Israël à "ne pas rester immobile" face au blocage du processus de paix avec les Palestiniens.

La promesse de Ban Ki-moon


Dans son discours d'ouverture de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé de ses voeux un effort international pour mettre fin à "l'impasse" au Proche-Orient.

"Nous sommes d'accord depuis longtemps sur le fait que les Palestiniens méritent d'avoir un Etat. Israël a besoin de sécurité. Tous les deux veulent la paix. (...) Nous promettons de déployer des efforts sans relâche pour aider à parvenir à cette paix grâce à un accord négocié."

Barack Obama rejette tout "raccourci"

Le président des Etats-Unis Barack Obama, dont la position est inconfortable, a affirmé qu'il n'existait pas de "raccourci" pour parvenir à la paix au Proche-Orient, rejetant d'avance la démarche des Palestiniens. "Je suis convaincu qu'il n'existe pas de raccourci à la fin d'un conflit qui persiste depuis des décennies. La paix ne viendra pas de déclarations et de résolutions à l'ONU. Si c'était aussi facile, cela aurait déjà eu lieu à l'heure actuelle."

Il a répété son engagement pour une "solution à deux Etats", qui serait dessinée à l'issue de négociations : "Les Palestiniens attendent depuis trop longtemps déjà. Il faut qu'Israéliens et Palestiniens vivent côte à côte. La paix dépend des compromis, les discours ne suffisent pas. C'est la leçon de l'Irlande du Nord, c'est la leçon du Soudan."

Le président américain a rendez-vous avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu juste après ce discours. Puis il doit rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas. Les deux hommes doivent prendre la parole à la tribune, à leur tour, ce vendredi.

Le Vif.be, avec L'Express.fr

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