Obama reçoit les leaders du Congrès après la déroute démocrate

07/11/14 à 21:08 - Mise à jour à 21:07

Source: Belga

Le président Barack Obama a reçu vendredi à la Maison Blanche les leaders du Congrès, trois jours après la lourde défaite des démocrates lors des élections législatives, promettant de ne pas juger les idées sur des critères partisans.

Obama reçoit les leaders du Congrès après la déroute démocrate

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"Les Américains souhaitent que les choses avancent à Washington, je pense qu'ils sont frustrés par les blocages" a-t-il déclaré avant le début de ce déjeuner auquel participaient, entre autres, Harry Reid et Nancy Pelosi, présidents des groupes démocrates au Sénat et à la Chambre des représentants, et leurs homologues républicains, Mitch McConnell et John Boehner.

"Ils souhaiteraient voir plus de coopération. Et c'est notre responsabilité à tous, à moi en particulier, d'essayer que cela se produise", a poursuivi M. Obama, contraint de composer avec un Congrès dominé par ses adversaires républicains pour ses deux dernières années à la Maison Blanche. "Je ne jugerai pas les idées sur leur origine, démocrate ou républicaine, je les jugerai en fonction de leur efficacité", a poursuivi le président américain, soulignant qu'il entendait faire un point avec les élus sur la riposte face au virus Ebola et la lutte contre l'organisation Etat islamique en Irak et en Syrie.

Si un terrain d'entente semble envisageable sur les investissements dans les infrastructures d'une part et le soutien aux exportations américaines grâce à la conclusion d'accords de libre-échange d'autre part, les sujets de tension devraient être extrêmement nombreux. M. Obama a réaffirmé dès mercredi sa détermination à agir par décret d'ici la fin de l'année sur l'immigration pour compenser l'absence de réforme et donner une solution aux millions de sans-papiers installés dans le pays. Le chef des républicains du Sénat, Mitch McConnell, l'homme fort du nouveau Congrès qui prendra ses fonctions début janvier, a d'ores et déjà averti que ce serait, à ses yeux, "une grave erreur".

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