Obama et Netanyahu soulignent la solidité des liens entre leurs pays

09/11/15 à 18:33 - Mise à jour à 10/11/15 à 06:39

Source: Belga

Le président américain Barack Obama et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui ne cachent pas leur mésentente, ont insisté lundi à Washington sur la solidité des liens entre leurs deux pays lors de leur première rencontre depuis octobre 2014.

Obama et Netanyahu soulignent la solidité des liens entre leurs pays

© AFP

En recevant M. Netanyahu dans le Bureau ovale, M. Oabama a salué "le lien extraordinaire" existant entre Israël et les Etats-Unis. M. Netanyahu, de son côté, a jugé que cette rencontre était l'occasion de renforcer "l'amitié, qui est forte, et l'alliance, qui est forte", entre les deux pays.

Martelant sa conviction que l'Etat hébreu a non seulement le droit mais aussi l'obligation de se défendre, M. Obama a vivement condamné la vague de violence dans les Territoires palestiniens et à Jérusalem qui fait craindre une nouvelle intifada. Depuis le 1er octobre, les violences ont fait 75 morts côté palestinien, dont un Arabe Israélien, et dix côté israélien dans les Territoires palestiniens, à Jérusalem et en Israël.

Le président américain a souligné qu'il entendait évoquer avec M. Netanyahu la mise en place de l'accord sur le nucléaire iranien, soulignant que "le profond désaccord" avec ce dernier sur ce sujet n'était "un secret pour personne".

De son côté, le Premier ministre israélien a affiché sa détermination à trouver une solution au conflit israélo-palestinien.

"Nous n'avons pas abandonné nos espoirs de paix, nous ne le ferons jamais", a-t-il lancé, affirmant son engagement en faveur d'une solution à "deux Etats" caractérisée par "un Etat palestinien démilitarisé qui reconnaisse l'Etat juif".

En mars, en pleine campagne électorale, le Premier ministre israélien avait enterré l'idée d'un Etat palestinien, avant de revenir sur ses propos une fois réélu. L'épisode avait ulcéré la Maison Blanche, qui avait appelé M. Netanyahu à démontrer un "engagement sincère" envers une solution à deux Etats.

L'administration Obama avait mis en avant les atermoiements de M. Netanyahu sur ce thème pour expliquer sa volonté de réévaluer sa position au Conseil de sécurité de l'ONU, où elle a toujours apporté un soutien inconditionnel à Israël.

Netanyahu évoque la marche à suivre après l'accord sur le nucléaire iranien

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu après s'être opposé de toutes ses forces pendant des mois à l'accord sur le nucléaire iranien a pour la première fois évoqué lundi à Washington la nécessité de veiller à ce que cet accord soit appliqué.

"Nous avons un intérêt commun à empêcher l'Iran de violer l'accord qui a été signé et nous allons coopérer sur ce sujet", a déclaré Netanyahu à la presse à l'issue de sa rencontre avec le président américain Barack Obama à la Maison Blanche.

"Tout le monde sait que nous avons eu des différents sur cet accord, mais la question maintenant est que pouvons nous faire?", s'est-il interrogé tout en refusant d'élaborer sur la teneur d'un quelconque mécanisme de surveillance de cet accord.

Face aux questions des journalistes, il s'est contenté d'évoquer une coopération bilatérale sécuritaire renforcée notamment en terme de renseignement. Le face-à-face de lundi entre MM. Netanyahu et Obama était le premier depuis un an et surtout le premier depuis la conclusion en juillet d'un accord entre l'Iran et les grandes puissances sur le programme nucléaire controversé de Téhéran, pièce maîtresse de la politique étrangère de Barack Obama qualifiée d'"erreur historique" par Benjamin Netanyahu.

Le Premier ministre israélien s'était employé durant des mois à tenter de convaincre les parlementaires américains de torpiller cet accord. Il était allé jusqu'à s'adresser au Congrès en mars, suscitant la plus vive irritation de la Maison Blanche.

M. Netanyahu s'est toujours opposé à l'accord avec l'Iran en assurant qu'on ne pouvait pas faire confiance à Téhéran, que les contrôles prévus par l'accord étaient insuffisants et que la levée des sanctions permettrait aux Iraniens de financer leurs alliés dans la région, y compris le Hezbollah, le Hamas et le Djihad islamique, ennemis d'Israël.

Israël se considère comme la cible désignée d'un Iran qui serait doté de la bombe atomique et est considéré comme le seul pays doté de l'arme nucléaire au Moyen-Orient, même s'il ne reconnaît pas en disposer.

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