Obama à propos de la Grèce: "On ne peut pas continuer à faire pression sur des pays en pleine dépression"

02/02/15 à 07:07 - Mise à jour à 07:07

Source: Belga

Le président américain Barack Obama a déclaré qu'on "ne peut pas continuer à faire pression sur des pays qui sont en pleine dépression", lors d'une interview diffusée dimanche sur CNN, à propos de la crise en Grèce. Le nouveau gouvernement grec inquiète ses créanciers en affirmant vouloir renégocier sa dette.

Obama à propos de la Grèce: "On ne peut pas continuer à faire pression sur des pays en pleine dépression"

Le président Barack Obama durant son discours sur l'état de l'Union, au Capitole à Washington. © REUTERS/Mandel Ngan

Le président américain a reconnu que la Grèce avait "un terrible besoin" de réformes mais qu'"il est très difficile d'initier ces changements si le niveau de vie des gens a chuté de 25%. A la longue, le système politique, la société ne peut pas le supporter".

Le PIB en Grèce a reculé d'environ 25% entre 2009 et début 2014, avant de renouer avec la croissance au deuxième et troisième trimestre 2014 après des années de récession.

La formation de gauche radicale Syriza, vaiqueur des élections dimanche dernier, veut renégocier la dette de 300 milliards d'euros (près de 175% du PIB). Samedi, la chancelière allemande Angela Merkel a écarté toute idée d'effacement pur et simple de la dette, largement détenue par les Etats européens, à commencer par l'Allemagne (40 milliards d'euros) et la France (31 milliards).

Le président américain a ajouté qu'il espérait que la Grèce resterait dans la zone euro, mais que cela demanderait "des compromis de tous les côtés".

M. Obama s'est de manière générale montré inquiet du faible taux de croissance en Europe.

"La prudence fiscale est nécessaire, les réformes structurelles sont nécessaires dans beaucoup de ces pays, mais ce que nous avons appris de notre expérience aux Etats-Unis...c'est que la meilleure façon de réduire les déficits et de restaurer la solidité fiscale, c'est de faire de la croissance", a-t-il déclaré.

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