Nucléaire iranien: la voie diplomatique est "la meilleure", martèle Obama

04/04/15 à 13:29 - Mise à jour à 13:31

Source: Belga

Le président américain a une nouvelle fois affiché samedi sa conviction que la voie diplomatique était "la meilleure" sur le dossier nucléaire iranien, deux jours après la conclusion d'un accord-cadre avec Téhéran.

Nucléaire iranien: la voie diplomatique est "la meilleure", martèle Obama

Barack Obama © REUTERS/Mike Theiler

"En tant que président et commandant en chef des forces armées, je suis profondément convaincu que l'option diplomatique - avec un accord complet et sur le long terme - est, de loin, la meilleure option. Pour les Etats-Unis. Pour nos alliés. Et pour le monde", a lancé Barack Obama dans son allocution hebdomadaire.

Expliquant s'attendre à un "débat vigoureux" aux Etats-Unis, il promet de tenir le Congrès - où nombre de ses adversaires républicains jugent le texte négocié à Lausanne insuffisant - informé dans le détail "de la substance de l'accord".

Comme il l'avait fait quelques heures après l'annonce de cet accord-cadre, négocié depuis 18 mois entre l'Iran et les grandes puissances, le président américain insiste sur le niveau extraordinairement élevé d'inspections auquel Téhéran sera soumis.

"Si l'Iran triche, le monde le saura. Si nous voyons quelque chose de louche, nous mènerons des inspections", explique-t-il. "Cet accord n'est pas basé sur la confiance, il est basé sur des vérifications sans précédent".

Selon le texte conclu entre Téhéran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Grande-Bretagne, France, Russie et Allemagne), l'Iran doit réduire considérablement le nombre de ses centrifugeuses en échange d'une suspension des sanctions.

Cette entente est une percée majeure dans une crise internationale de douze ans, mais les Occidentaux ont souligné que tout pourrait être remis en cause en cas de non respect des termes par Téhéran.

Comme cela était attendu, le gouvernement israélien a vivement réagi. Pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ce texte, s'il devenait définitif d'ici le 30 juin, représenterait "un grave danger" pour le monde et "menacerait la survie même de l'Etat d'Israël".

En savoir plus sur:

Nos partenaires