Nouvelle-Zélande : près de 400 morts ou disparus après le séisme

23/02/11 à 12:54 - Mise à jour à 12:54

Source: Le Vif

Les secouristes néo-zélandais redoublaient d'efforts mercredi pour tenter de sauver des survivants coincés sous les décombres à Christchurch, après un violent séisme qui a fait 75 morts et 300 disparus.

Nouvelle-Zélande : près de 400 morts ou disparus après le séisme

© EPA

Le Premier ministre, John Key, a décrété l'état d'urgence au niveau national après ce tremblement de terre survenu mardi à la mi-journée, le plus meurtrier depuis 80 ans en Nouvelle-Zélande.

Le bilan pourrait encore s'alourdir, selon le Premier ministre. "Concrètement, cela nous permet de concentrer le maximum de ressources locales, nationales et internationales pour répondre de la meilleure façon (à la catastrophe) dans le laps de temps le plus court", a-t-il expliqué à la presse.

Les secouristes ont récupéré 75 corps et quelque 300 personnes étaient toujours portées disparues mercredi matin, ont indiqué les autorités.

Pendant la nuit, 500 secouristes se sont affairés, au milieu des ruines, parvenant à libérer une trentaine de personnes, a indiqué le commissaire de police Russell Gibson.

La ville était toujours privée de courant et plusieurs répliques du séisme ont rendu le travail des secours difficile, selon les autorités. Les sauveteurs ont dû amputer des membres de certains des 120 survivants pour les extraire des décombres.

Des étudiants étrangers probablement morts

Un grand immeuble qui s'est effondré lors du séisme. La police craint que des étudiants étrangers fassent partie des victimes. "Le fait est que nous ne croyons pas qu'ils aient pu survivre", a indiqué Dave Lawry, qui dirige les opérations de la police. "Mes pensées vont vers ces familles qui savent que leurs enfants ont probablement été tués" dans cette catastrophe, a-t-il ajouté.

L'immeuble, appelé CTV et situé au coeur de la ville, abritait notamment les locaux de la télévision régionale Canterbury Television et une école de langue pour les étudiants étrangers, le King's Education College.

Le bâtiment continue de s'affaisser et les autorités craignent qu'il s'effondre totalement, mettant en danger les secouristes.

6,3 milliards de dégâts

Une première estimation des dégâts, effectuée par la société AIR Worldwide, fait état de coûts pouvant aller jusqu'à 11,5 milliards de dollars néo-zélandais (6,3 milliards d'euros) pour les compagnies d'assurance chargées de rembourser les entreprises et les particuliers pour les dommages subis.

"AIR Worldwide estime que les pertes pour le secteur de l'assurance (dues à cette catastrophe) seront comprises entre 5 et 11,5 milliards de dollars néo-zélandais (entre 2,73 et 6,3 mds d'euros)", a indiqué la société dans un communiqué.

Un bloc de 30 millions de tonnes se détache d'un glacier

Un bloc d'environ trente millions de tonnes s'est détaché d'un glacier en Nouvelle-Zélande quelques minutes après le violent tremblement de terre, à 150 km de distance.

La chute du bloc de glace dans un lac a provoqué des vagues allant jusqu'à trois mètres pendant une trentaine de minutes, ont indiqué des responsables du tourisme du parc national Aoraki Mount Cook (île du sud).

Le bloc, d'un poids estimé entre 30 et 40 millions de tonnes, s'est détaché mardi du glacier Tasman, le plus long du pays, avant de plonger dans les eaux d'un lac, dans un énorme fracas, a indiqué Denis Callesen, directeur d'un centre de tourisme, le Aoraki Mount Coook Alpine Village.

"Le séisme tel qu'on l'a ressenti ici a fait l'effet d'une oscillation pendant environ une minute. Ca s'est arrêté, puis ça a recommencé, à nouveau pendant une minute", a-t-il dit à l'AFP.

Quelques instants plus tard, des employés qui se trouvaient près du lac ont entendu un énorme bruit, "comme des tirs d'armes" puissantes, a-t-il poursuivi, certain que le bloc s'est détaché à cause du tremblement de terre.

Le précédent tremblement de terre à Christchurch, il y a six mois, n'avait pas fait de victime mais causé des dégâts considérables. Le Trésor néo-zélandais avait estimé à 4 mds de dollars néo-zélandais (2,27 milliards d'euros) le coût de la remise en état des infrastructures (routes, égouts, conduites d'eau...) et des 100.000 bâtiments endommagés.

Le Vif.be, avec Belga et L'Express.fr

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