Nigeria: l'aviation tchadienne bombarde la ville de Gamboru, tenue par Boko Haram

31/01/15 à 18:50 - Mise à jour à 18:50

Source: Belga

L'aviation tchadienne a bombardé samedi la ville nigériane de Gamboru, située à la frontière camerounaise et tenue depuis plusieurs mois par le groupe islamiste Boko Haram, a-t-on appris de sources sécuritaires tchadiennes et camerounaises.

Nigeria: l'aviation tchadienne bombarde la ville de Gamboru, tenue par Boko Haram

© Reuters

Gamboru est séparée d'un pont d'à peine 500 mètres de la ville camerounaise de Fotokol où des combats ont opposé vendredi islamistes nigérians et soldats tchadiens. Un premier raid a été mené par l'armée tchadienne samedi à la mi-journée par deux chasseurs qui ont largué leurs bombes sur la ville, selon ces sources s'exprimant sous couvert d'anonymat. Selon des sources tchadiennes, ce premier raid a été suivi d'autres bombardements autour de la zone de Gamboru. Les avions de chasse "agissent pour permettre aux soldats tchadiens d'entrer à Gamboru", a expliqué à l'AFP une source sécuritaire camerounaise établie dans la région de Fotokol. "Des officiers supérieurs de l'armée camerounaise sont présents à Fotokol. Les armées camerounaise et tchadienne sont réunies pour l'opération de Gamboru" contre Boko Haram, a-t-elle poursuivi. Le Tchad a dépêché un important contingent au Cameroun voisin, pour aider l'armée camerounaise à contrer les raid meurtriers de Boko Haram sur son sol. L'Union africaine a appelé vendredi et samedi à la mobilisation en Afrique contre les islamistes nigérians lors d'un sommet à Addis Abeba et a demandé la mise en place d'une force régionale de 7.500 hommes. Jeudi et vendredi, des combats avaient opposé les soldats tchadiens aux islamistes à Fotokol et dans ses environs. Le bilan de ces combats est de "trois morts et 12 blessés" au sein de l'armée tchadienne et de 123 islamistes tués, avait indiqué vendredi soir l'état-major, précisant que les militaires avaient été tués "par des engins explosifs de fabrication artisanale". Selon l'hôpital militaire de N'Djamena, un soldat blessé lors de ces attaques est décédé samedi.

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