Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse

22/03/13 à 06:30 - Mise à jour à 06:30

Source: Le Vif

Le nom de Nicolas Sarkozy, mis en examen jeudi pour abus de faiblesse, est cité dès 2010 dans l'affaire Bettencourt. Retour sur les principales étapes de ce feuilleton politico-judiciaire.

Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse

© Epa

6 juillet 2010: Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt, affirme que le gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal, Patrice de Maistre, lui a demandé, début 2007, de lui remettre 150 000 euros en liquide tirés des comptes des Bettencourt, afin de les donner à Eric Woerth, à l'époque trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy. Patrice de Maistre et Eric Woerth démentent ces propos.

31 août 2011 : Dans son livre "Sarko m'a tuer", la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez affirme que l'un des témoins lui a dit avoir vu personnellement des remises d'espèces à Nicolas Sarkozy. La personne qu'elle désigne indique que ce n'est pas vrai. L'Elysée parle d'accusations "infondées, mensongères et scandaleuses".

3 avril 2012: Nicolas Sarkozy dément tout financement illégal de sa campagne de 2007. Le président-candidat indique néanmoins qu'il est "bien sûr" possible qu'il ait à l'époque rencontré André Bettencourt, le mari de Liliane Bettencourt et ancien ministre, qui habite comme lui à Neuilly à l'époque, partage ses opinions politiques et était connu pour recevoir de nombreuses personnalités politiques.

17 juin 2012 : La presse révèle que Nicolas Sarkozy, qui ne bénéficie plus de l'immunité présidentielle depuis mi-juin, a devancé le juge Gentil en lui faisant communiquer par son avocat une copie de son agenda de ministre de l'Intérieur, début 2007.

3 juillet 2012: Les bureaux parisiens de M. Sarkozy, son domicile dans le XVIe arrondissement et son ancien cabinet d'avocat sont perquisitionnés.

22 novembre 2012 : Nicolas Sarkozy est auditionné par le juge Gentil à Bordeaux. Interrogé pendant douze heures, l'ancien président ressort sous le statut de témoin assisté, sans être mis en examen."En quinze ans, je n'ai souvenir que d'un dîner chez les Bettencourt (...) avec ma femme Cécilia", dit-il au juge. "Je suis allé au domicile des Bettencourt une fois, le 24 février 2007 et j'ai reçu à sa demande Liliane Bettencourt le 5 novembre 2008, une fois", où elle était venue "me demander de la réconcilier avec sa fille". "Les Bettencourt ne m'ont jamais donné un sou et je ne leur ai jamais rien demandé".Dans la foulée, son avocat, Me Thierry Herzog, déclare qu'"il n'y a pas de convocation prochaine" et "espère" que c'est "une affaire qui n'existait pas et qui n'existe plus".

21 mars 2013: à l'issue d'une confrontation avec plusieurs membres du personnel de Liliane Bettencourt dans le cabinet du juge d'instruction bordelais Jean-Michel Gentil, l'ancien chef de l'Etat est mis en examen pour des abus de faiblesse à l'encontre de la milliardaire commis en février 2007 et courant 2007

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