Netanyahu en faveur d'une grâce au soldat reconnu coupable d'homicide

04/01/17 à 21:13 - Mise à jour à 21:13

Source: Afp

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est déclaré mercredi en faveur d'une grâce d'un soldat reconnu coupable d'homicide volontaire pour avoir achevé un Palestinien.

Netanyahu en faveur d'une grâce au soldat reconnu coupable d'homicide

Benjamin Netanyahu © BELGAIMAGE

Un tribunal militaire israélien a déclaré dans la journée coupable d'homicide volontaire le soldat franco-israélien, Elor Azaria, accusé d'avoir achevé un assaillant palestinien blessé, après des mois d'un procès exceptionnel qui a divisé Israël.

"Cette journée a été dure et douloureuse pour nous tous, et avant tout pour Elor et sa famille", a dit M. Netanyahu sur sa page Facebook. "Je suis favorable à ce qu'Elor Azaria bénéficie d'une mesure de grâce", a-t-il écrit.

Le sergent Elor Azaria était jugé depuis mai 2016 pour avoir tiré une balle dans la tête d'un Palestinien gisant au sol et apparemment hors d'état de nuire après avoir attaqué au couteau des soldats israéliens à Hébron, en Cisjordanie occupée.

Les trois juges devraient prendre plusieurs semaines avant de prononcer leur peine à l'encontre du soldat qui encourt vingt ans de prison et peut faire appel.

Le colonel Maya Heller, l'une des juges, a affirmé que le soldat n'avait aucune raison de tirer alors que le Palestinien ne représentait aucune menace.

"Son mobile était qu'il pensait que le terroriste méritait de mourir", a dit la juge.

Le président israélien Reuven Rivlin s'est montré plus prudent, en affirmant que toute discussion sur une éventuelle grâce était prématurée, selon un communiqué de son bureau.

Il a indiqué qu'une demande de grâce ne pouvait être faite que par le soldat, par son avocat ou par sa famille proche, et seulement une fois le processus judiciaire terminé.

"Dans le cas où une demande de grâce sera présentée, elle sera examinée par le président conformément aux normes et aux recommandations des autorités compétentes", a dit le bureau du président.

Le cas d'Elor Azaria a mis en lumière de profondes lignes de fracture dans l'opinion, entre ceux qui plaident pour le strict respect par l'armée de valeurs éthiques, et ceux qui invoquent le soutien dû aux soldats confrontés aux attaques palestiniennes.

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