Naufrage du Concordia : où en est l'enquête ?

19/01/12 à 19:05 - Mise à jour à 19:05

Source: Le Vif

Les nouveaux éléments de l'enquête sur le naufrage du paquebot continuent de charger le commandant Francesco Schettino. LeVif.be fait le point.

Naufrage du Concordia : où en est l'enquête ?

© Reuters

Les accusations continuent de pleuvoir sur le commandant Francesco Schettino. Les témoignages selon lesquels il aurait tardé à sonner l'alarme et se serait mis à l'abri, alors que des centaines de personnes étaient encore prisonnières de l'épave, s'accumulent. Les derniers éléments de l'enquête.

"C'est tout noir et on n'y voit rien!"

Une nouvelle conversation téléphonique

Une alerte coûteuse pour Costa

Une Moldave invitée surprise

Les informations tombent au compte-goutte, mais des zones d'ombre planent toujours sur le déroulement de la soirée du capitaine. Il reste pour l'instant assigné à résidence.

Léonore Guillaume

La présence d'une jeune femme sème le trouble sur l'enquête. Lors de son interrogatoire, Francesco Schettino a reconnu avoir passé la soirée avec Domnika Cemortan, une Moldave de 25 ans, employée de la compagnie. Elle aurait pu distraire le commandant, mais son rôle reste encore à déterminer. Dans une interview au Sunday Telegraph, elle défend le capitaine et son comportement lors du drame. Les experts sont unanimes: l'alerte aurait pu être donnée plus tôt. Ils ont la certitude que l'équipage était conscient de la gravité de l'accident, puisque les salles des machines ont très rapidement été inondées. Les soupçons commencent maintenant à peser sur la compagnie Costa Crociere. Le Point explique que lancer un SOS déclenche automatiquement une enquête et des contrôles. Pour une compagnie comme Costa, cela représenterait plusieurs centaines de milliers d'euros. La chaîne italienne SkyTG24 a diffusé ce jeudi une conversation téléphonique inédite entre les garde-côtes et l'équipe de commandement à bord du Concordia. Alors que les équipes à terre cherchent à savoir s'il y a "des problèmes à bord", l'officier, dont on ignore pour l'instant l'identité, reste évasif, précisant simplement qu'il y a une "coupure d'électricité sur le bateau". Cet appel, survenu 40 minutes après l'accident, semble confirmer que le commandant a tardé à sonner l'alerte. Selon Libération, il aurait refusé à trois reprises de remonter à bord. A deux heures du matin, soit trois heures après la catastrophe, les garde-côtes sont excédés: "Vada a bordo, cazzo!" (traduire: "remontez à bord, bordel!"). Ils exigent son retour sur le bateau, précisant qu'il y a des morts. "Mais vous vous rendez compte que c'est tout noir et qu'on ne voit rien", sera la réponse édifiante du commandant.

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