Mort de Jacques Vergès: les sorties médiatiques de "l'avocat du Diable" (vidéo)

16/08/13 à 11:06 - Mise à jour à 11:06

Source: Le Vif

Procès Barbie, Omar Raddad, Carlos... Jacques Vergès s'est illustré dans de nombreuses affaires difficiles et très médiatisées. Retour en images sur quelques-unes des déclarations du trublion qui ont marqué le petit écran.

Mort de Jacques Vergès: les sorties médiatiques de "l'avocat du Diable" (vidéo)

© AFP

L'avocat Jacques Vergès, décédé jeudi soir à l'âge de 88 ans, s'est illustré dans de nombreux procès très médiatisés, comme ceux du criminel nazi Klaus Barbie, du terroriste Carlos ou lors de l'affaire Omar Raddad.

Il reste célèbre pour ses prises de position à contre-courant, jugées souvent provocatrices. Retour en images sur quelques unes des déclarations du trublion qui ont marqué le petit écran.

En 1987, Jacques Vergès défend le criminel nazi Klaus Barbie à Lyon, lors d'un procès ultra-médiatisé. En 1988, il explique les raisons de cette plaidoirie controversée chez Thierry Ardisson, dans son émission Bains de Minuit.

En 1998, le célèbre avocat défend le jardinier Omar Raddad, accusé du meurtre de sa patronne Ghislaine Marchal et condamné en 1994, à 18 ans de réclusion. Il compare l'affaire Raddad à l'affaire Dreyfus, s'attirant les foudres du parquet de Nice qui veut le faire condamner.

En 2008, l'avocat français défend l'ex-chef de l'Etat cambodgien Khieu Samphan, accusé de crimes contre l'humanité. Jacques Vergès et Khieu Samphan, qui a étudié en France, s'étaient connus dans les années 1950 à Paris où ils fréquentaient tous deux les cercles marxisants du mouvement anti-colonialiste.


De 1970 à 1978, Jacques Vergès disparaît. Au retour, il laisse planer le mystère sur cette période, se bornant à dire qu'il a passé des vacances "très à l'est de la France", et reprend ses activités d'avocat. Interrogé à nouveau en 2002 par Thierry Ardisson sur le sujet, il entretient le mystère.

En 2011, lors de la crise libyenne, Jacques Vergès, en compagnie de Roland Dumas, affirme être prêt à défendre Mouammar Kadhafi si celui-ci est la cible de la justice internationale et vouloir porter plainte contre Nicolas Sarkozy pour "crimes contre l'humanité".

Noémie Taylor, L'Express.fr

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