Missile nord-coréen: l'Otan veut une "réponse mondiale", Pékin appelle "à la retenue"

15/09/17 à 09:55 - Mise à jour à 13:29

Source: Afp

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a réclamé vendredi "une réponse mondiale" après le tir d'un nouveau missile balistique par la Corée du Nord, qu'il a qualifié de "violation imprudente des résolutions de l'ONU".

Missile nord-coréen: l'Otan veut une "réponse mondiale", Pékin appelle "à la retenue"

Pour le patron de l'Alliance, la fermeté s'impose dans les discussions avec la Russie. © T. MONASSE/DPA PICTURE-ALLIANCE/AFP

"Le tir d'un missile par la Corée du Nord est une nouvelle violation imprudente des résolutions de l'ONU" qui interdisent à Pyngyang tout développement d'armes balistiques et nucléaires, a écrit M. Stoltenberg sur Twitter. Cette "menace majeure contre la paix et la sécurité internationale demande une réponse mondiale", a-t-il ajouté sur le réseau social.

Pékin condamne le tir de missile et appelle "à la retenue"

La Chine a condamné le dernier tir de missile nord-coréen qui a survolé le Japon et appelé l'ensemble des parties à la retenue.

Pékin "s'oppose à la violation, par la Corée du Nord, des résolutions du Conseil de sécurité (de l'ONU) et à son recours à la technologie de missiles balistiques pour des tirs", a déclaré devant la presse la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, tout en estimant que "les parties en présence doivent faire preuve de retenue".

La Russie "condamne fermement" le tir de missile

"La Russie est très préoccupée par ce nouveau tir provocateur", a indiqué aux journalistes M. Peskov, porte-parole du Kremlin, ajoutant que la Russie "condamnait fermement" ces actes qui mènent à une "escalade des tensions" dans la péninsule coréenne. La porte-parole du ministère russe de la Défense, Maria Zakharova, a pour sa part dénoncé plus tôt vendredi la "rhétorique agressive de Washington" dans ce dossier, tout en condamnant le "tir illégal" nord-coréen.

Quelques jours après l'adoption par le Conseil de sécurité d'une huitième série de sanctions pour tenter de convaincre le régime nord-coréen de renoncer à ses programmes balistique et nucléaire, Pyongyang a tiré vendredi matin un missile sur une distance semble-t-il inédite de 3.700 km. L'engin a survolé le Japon avant de s'abîmer en mer.

La nouvelle résolution sanctionnait le sixième essai nucléaire nord-coréen de début septembre, de loin le plus puissant et qui concernait selon Pyongyang une bombe H suffisamment petite pour équiper un missile.

La Russie et Chine -principal allié et soutien économique de Pyongyang- ont approuvé cette résolution.

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