Migrants : plus de 168.000 arrivées en septembre en Europe

02/10/15 à 13:50 - Mise à jour à 13:49

Source: Afp

Quelque 168.000 migrants et réfugiés ont traversé la Méditerranée pour rejoindre l'Europe en septembre, un record mensuel, a annoncé vendredi le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Migrants : plus de 168.000 arrivées en septembre en Europe

Au large de l'île grecque de Lesbos. © AFP/Aris Messinis

"En septembre, environ 168.000 personnes ont traversé la Méditerranée", a expliqué un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d'un point de presse à Genève. C'est environ cinq fois plus que l'an dernier à la même période et c'est un record mensuel, a-t-il dit.

Pour l'organisation spécialisée de l'ONU, la persistance du niveau élevé des arrivées souligne l'importance de mettre en oeuvre au plus vite le programme de répartition de 120.000 réfugiés sur lequel les Européens se sont accordés le 24 septembre. Le HCR ne cesse aussi d'exhorter l'Europe à créer de véritables centres d'accueil, de recensement et de tri des migrants, conçus notamment pour identifier parmi eux les personnes susceptibles d'obtenir l'asile en Europe.

Le HCR prévoit désormais que 700.000 migrants chercheront refuge en Europe cette année via la Méditerranée, et qu'ils seront au moins aussi nombreux en 2016.

Depuis le début de l'année, plus de 520.000, essentiellement des Syriens et des Afghans, ont déjà effectué ce périple, selon le HCR. Environ 3.000 sont morts ou portés disparus. Près de 400.000 sont parvenus en Grèce (dont 153.000 en septembre), et 131.000 en Italie.

Un recul des arrivées en Grèce

Ces derniers jours, il y a eu toutefois un certain recul des arrivées en Grèce en raison des mauvaises conditions météorologiques: les arrivées sont tombées de 5.000 par jour à 3.300 ces derniers jours, et même à 1.500 jeudi.

Malgré tout, le HCR ne cache pas son inquiétude face à l'insuffisance "des capacités de réception" en Grèce, estimant que cela pourrait compromettre le programme européen de répartition des réfugiés. De son côté, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a assuré jeudi, pour son premier discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, que son pays "faisait tout ce qu'elle peut" pour accueillir dignement les migrants, en critiquant ceux qui veulent "bâtir des murs encore plus hauts" pour stopper le flot.

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