Migrants: l'UE "inquiète" face à une possible "crise humanitaire" sur la Route des Balkans

23/02/16 à 15:07 - Mise à jour à 15:15

Source: Afp

La Commission européenne et la présidence néerlandaise de l'UE se sont dites "inquiètes" mardi face à la situation confuse sur la route migratoire des Balkans, craignant une possible "crise humanitaire" dans certains pays et notamment en Grèce.

Migrants: l'UE "inquiète" face à une possible "crise humanitaire" sur la Route des Balkans

© REUTERS

"Nous sommes inquiets au sujet des développements le long de la route des Balkans et de la crise humanitaire qui pourrait se produire dans certains pays, en particulier en Grèce", ont écrit le commissaire chargé des migrations, Dimitris Avramopoulos et le ministre néerlandais en charge du dossier, Klaas Dijkhoff, dans un communiqué commun.

Tsipras exprime à l'UE son "mécontentement" du durcissement des contrôles sur la route des Balkans

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a exprimé mardi son "mécontentement" auprès de son homologue néerlandais Mark Rutte, dont le pays exerce la présidence tournante de l'UE, pour "l'incapacité" de l'UE à empêcher les pays de la route des Balkans de renforcer leurs contrôles migratoires.

Selon M. Tsipras, ce durcissement du contrôle des flux migratoires va à l'encontre "de ce qui a été décidé à l'unanimité lors du sommet européen" de la semaine dernière. Il a aussi protesté auprès de M. Rutte, comme Athènes l'a déjà fait auprès de Vienne, contre la tenue mercredi en Autriche d'une réunion ministérielle, sans la Grèce, des pays de la route des Balkans.

En rapport avec cette réunion, "le Premier ministre (grec) a souligné la nécessité que les décisions de gestion des flux migratoires soient prises collectivement et sans exclusion", ont indiqué ses services dans un communiqué.

M. Tsipras avait conditionné vendredi son accord au compromis trouvé par les 28 contre le Brexit à l'assurance que la situation aux frontières nord de la Grèce en ce qui concerne les passages migratoires reste en l'état jusqu'au sommet UE-Turquie de la fin de semaine prochaine. Il avait affirmé avoir reçu un tel engagement à l'issue du précédent sommet de Bruxelles.

Or depuis dimanche, la Macédoine refuse de laisser les Afghans arrivés en Grèce passer sur son territoire pour poursuivre leur route vers le nord de l'Europe. Cette décision, assortie d'un contrôle renforcé sur les exilés encore autorisés à passer (Syriens et Irakiens) risque de bloquer en Grèce des milliers de personnes arrivées de Turquie.

Selon le ministre grec à la Politique migratoire, Yannis Mouzalas, ce durcissement des contrôles résulte d'une décision commune prise le 18 février à Zagreb par les polices des pays de la route des Balkans (Macédoine, Serbie, Croatie, Slovénie et Autriche).

Vienne a en outre invité les ministres de l'Intérieur de ces pays et des Etats limitrophes (Bulgarie, Albanie, Bosnie, Kosovo et Montenegro) à une réunion de coordination de la gestion migratoire, à la veille d'une réunion des ministres européens sur le même thème à Bruxelles.

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