Mickey Rourke, de rebelle attachant aux excès autodestructeurs

24/08/16 à 09:24 - Mise à jour à 09:25

Source: Le Vif/l'express

Tout l'été, Le Vif/L'Express retrace la carrière d'acteurs au parcours en dents de scie, et aux choix pas toujours avisés. Cette semaine, Mickey Rourke, le rebelle attachant, à la folle présence à l'écran, qui s'est mis lui-même aux abonnés absents.

Certains se construisent une carrière, d'autres la subissent, d'autres enfin se plaisent à la détruire alors même que les sommets leur semblaient destinés. Mickey Rourke appartient à cette dernière catégorie d'acteurs, celle des étoiles filantes, des autosaboteurs, des rebelles à tout y compris à eux-mêmes, des grandes gueules pourtant mal dans leur peau et des ingérables constitutionnels. A 30 ans (qu'il ne faisait pas), sa fabuleuse présence incendiait l'écran des films de Coppola et de Cimino. Le premier lui avait offert le personnage du Motorcycle Boy dans son romantique, juvénile et stylistiquement très inspiré Rusty James. Le second lui avait entrouvert - pour un petit rôle - sa Porte du paradis avant d'en faire le flic obsessionnel de son flamboyant polar L'Année du dragon. Une tournée promotionnelle avait amené Cimino et Rourke à Bruxelles, où l'acteur avait affiché un séduisant mélange de confiance en lui et de sensibilité, trouvant le temps - à l'occasion d'une rencontre avec des étudiants en cinéma - de tomber amoureux d'une fille de diplomate qu'il allait retrouver par la suite, incognito, dans notre capitale. L'anecdote révèle la dualité de cet homme qui devait vivre un mariage tumultueux avec Carré Otis (sa partenaire d...

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