Maroc : les islamistes revendiquent la victoire

26/11/11 à 12:06 - Mise à jour à 12:06

Source: Le Vif

Les islamistes du Parti justice et développement (PJD) revendiquent plus de cent sièges sur 395 aux législatives de vendredi au Maroc et parlent d'un "tournant historique".

Maroc : les islamistes revendiquent la victoire

© EPA

Le Parti justice et développement espère remporter au moins 100 sièges sur 395 aux législatives de ce vendredi au Maroc. En arrivant en première position, les islamistes gagneraient mécaniquement le poste de Premier ministre.

Les islamistes du Parti justice et développement (PJD) revendiquent plus de 100 sièges sur 395 aux législatives de vendredi au Maroc. "Les données chiffrées dont nous diposons nous permettent de dire que nous aurons plus de 100 sièges" sur 395 du parlement marocain, selon Lahcen Daoudi, chef du groupe parlementaire du PJD. Il assure que son parti a "même gagné dans des petites villes où nous ne sommes pas traditionnellement présents".

S'inscrivant dans le mouvement du printemps arabe, cette consultation intervient juste après celle de la Tunisie, et avant l'Egypte, deux pays où l'islam politique a le vent en poupe à l'instar de la Turquie. Le PJD tablait sur un succès semblable au parti islamiste Ennahda, en Tunisie, fin octobre.

Un Premier ministre issu du PJD? "C'est un tournant historique", indique Mustapha El Khelfi, le directeur de la publication d'Attajdid, le journal du PJD. En effet, si le PJD remporte ces élections, le roi sera obligé de nommer un Premier ministre dans ses rangs, selon la nouvelle Constitution. Toutefois, le tonitruant et médiatique Abdelilah Benkirane pourrait être supplanté par une personnalité plus discrète.

Le taux de participation a atteint 45% selon les premières estimations annoncées par le ministre marocain de l'Intérieur Taib Cherkaoui. Un taux de participation en nette hausse par rapport aux dernières législatives de 2007.

Plus de 30 partis, représentés par 7100 candidats, participaient à ces législatives pour élire 395 députés à la première chambre du parlement marocain. Les deux principaux adversaires du PJD étaient deux partis aguerris, membres de la coalition gouvernementale: l'Istiqlal (Indépendance) du Premier ministre Abbas El Fassi et le Rassemblement national des indépendants (RNI, libéral), dont le secrétaire général est l'actuel ministre des Finances Salaheddine Mezouar.

LeVif.be avec L'express.fr

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