Mariage gay en France : la balle est dans le camp des politiques

28/01/11 à 11:15 - Mise à jour à 11:15

Source: Le Vif

Le Conseil constitutionnel français a déclaré vendredi l'interdiction du mariage homosexuel conforme à la Constitution, renvoyant aux politiques la responsabilité de décider d'un éventuel changement dans la législation.

Mariage gay en France : la balle est dans le camp des politiques

© Reuters/Jean-Paul Pelissier

Le Conseil constitutionnel avait été saisi à l'initiative d'un couple de femmes liées par un pacs (pacte civil de solidarité, union civile ouverte aux homosexuels), en quête d'une plus grande sécurité juridique pour leurs quatre enfants.

Le mariage homosexuel est déjà légal dans plusieurs pays : aux Pays-Bas, en Belgique, en Espagne, au Portugal, en Norvège, en Suède, en Islande, au Canada, en Afrique du Sud, en Argentine, et dans certains Etats américains.

Dans sa décision, diffusée sur son site internet, le Conseil constitutionnel dit que les articles contestés du code civil - 75 (dernier alinea) et 144 - sont "conformes à la Constitution".

Il résulte de ces articles, comme la Cour de cassation l'a rappelé le 13 mars 2007 en annulant le mariage homosexuel célébré à Bègles en 2004 par Noël Mamère, que "selon la loi française, le mariage est l'union d'un homme et d'une femme", écrit le Conseil.

Quand au principe d'égalité devant la loi, le Conseil a renvoyé la balle aux politiques, comme il l'avait fait en octobre pour l'homoparentalité.

" S'agissant du principe d'égalité, le Conseil a jugé qu'en maintenant le principe selon lequel le mariage est l'union d'un homme et d'une femme, le législateur a, dans l'exercice de sa compétence, estimé que la différence de situation entre les couples de même sexe et les couples composés d'un homme et d'une femme pouvait justifier une différence de traitement quant aux règles du droit de la famille", écrit le Conseil.

"Il n'appartient pas au Conseil constitutionnel de substituer son appréciation à celle du législateur sur la prise en compte, en cette matière, de cette différence de situation", a-t-il conclu.

Le Vif.be, avec Belga

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