Manifestations en Turquie: arrêtés pour avoir tweeté

05/06/13 à 18:11 - Mise à jour à 18:11

Source: Le Vif

Fléau pour le Premier ministre Erdogan, nécessité pour les manifestants: les réseaux sociaux se sont imposés dans les manifestations en Turquie. Plusieurs personnes ont même été interpellées à Izmir, pour avoir tweeté.

Manifestations en Turquie: arrêtés pour avoir tweeté

© Capture d'écran YouTube

Arrêtés pour avoir tweeté. La police d'Izmir, ville touchée par la vague de contestation en Turquie, a perquisitionné 38 adresses et appréhendé 25 personnes pour diffusion d'"informations trompeuses et diffamatoires" sur Twitter, rapporte Reuters. Selon un responsable local du principal parti d'opposition, il s'agissait simplement d'appels à manifester.

Ces interpellations interviennent alors que les protestataires réclamaient ce mercredi un meilleur respect de la liberté d'expression. Et ne sont pas sans rappeler les déclarations du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan ce week-end: "Les réseaux sociaux sont fauteurs de trouble dans nos sociétés actuelles". "Erdogan ne comprend pas les citoyens et se barricade derrière la légitimité des urnes" explique à ce sujet Jean Marcou, spécialiste de la Turquie. "La répression s'organise" commente-t-on... sur Twitter.

Soutien massif sur les réseaux

Car l'ampleur de la communication via Twitter, Facebook, Tumblr ou autre Instagram... n'est plus à démontrer, après six jours de manifestations violentes. Le hashtag #occupygezi a pris d'assaut le réseau à l'oiseau bleu, au point de devenir un des sujets les plus discutés dans le monde. Dès la première nuit, du vendredi 31 mai au samedi 1er juin, deux millions de tweets relatifs aux événements ont été envoyés -en grande majorité depuis Istanbul-, d'après des chercheurs de l'Université de New York. Ils ont même créé une vidéo retraçant les flux de tweets au fil des jours.

En parcourant les réseaux, on trouve les messages des manifestants, mais aussi ceux de leurs soutiens de par le monde. Des membres des Anonymous se sont joints à eux en début de semaine, comme l'explique France 24. Ils assurent notamment leur aide pour continuer à communiquer durant les manifestations. Les posts ne sont pas prêts de s'arrêter.

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