Les réactions internationales suite aux frappes en Syrie

14/04/18 à 09:27 - Mise à jour à 21:16

Source: Belga

Les réactions internationales suite aux frappes occidentales menées contre des installations militaires en Syrie en représailles à une attaque chimique présumée.

Les réactions internationales suite aux frappes en Syrie

© REUTERS

Le Kremlin "a dénoncé avec la plus grande fermeté" les frappes

La Russie a convoqué une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. Les frappes occidentales ont été menées "sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, en violation de la Charte des Nations unies, des normes et principes du droit international" et constituent "un acte d'agression à l'encontre d'un Etat souverain qui se trouve à l'avant-garde de la lutte contre le terrorisme", a poursuivi le Kremlin.

La Syrie a dénoncé "l'agression barbare et brutale" des Occidentaux

Ces frappes visent à "entraver" une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui devait entamer samedi son enquête à Douma sur une attaque chimique présumée, selon Sana. "L'agression (...) a pour principal objectif d'entraver le travail de l'équipe, devancer ses conclusions et faire pression sur la mission dans une tentative visant à dissimuler les mensonges et les fabrications", des Occidentaux, selon Sana.

Assad plus déterminé que jamais à "lutter contre le terrorisme"

Le président Bachar al-Assad s'est dit samedi plus déterminé que jamais à "lutter contre le terrorisme" en Syrie, après les frappes occidentales menées contre des installations militaires de son régime en représailles à une attaque chimique présumée.

"Cette agression ne fait que renforcer la détermination de la Syrie à continuer de lutter et d'écraser le terrorisme, sur chaque parcelle de territoire", a assuré M. Assad lors d'un entretien téléphonique avec son homologue iranien Hassan Rohani, selon la présidence syrienne.

Berlin "soutient" une "intervention militaire nécessaire et appropriée" (Merkel)

La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré samedi que son gouvernement "soutenait" les frappes visant le régime syrien, une "intervention militaire nécessaire et appropriée" après l'attaque chimique présumée menée il y a une semaine à Douma qui a fait des dizaines de morts.

"Nous soutenons le fait que nos alliés américains, britanniques et français (...) aient pris leurs responsabilités. L'intervention militaire était nécessaire et appropriée", a indiqué dans un communiqué Mme Merkel, qui avait annoncé jeudi que l'Allemagne ne prendrait elle pas part à des actions militaires.

Charles Michel "comprend" l'action militaire occidentale en Syrie

Le Premier ministre rappelle par ailleurs que la Belgique "condamne fermement" l'usage d'armes chimiques. Dans une réaction également publiée sur Twitter, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders ajoute que ces attaques chimiques sur des civils constituent "une atrocité et une violation flagrante des conventions internationales". Il "comprend" que les partenaires américains, français et britanniques "devaient répondre". "Il est maintenant crucial de mettre en place des mécanismes pour empêcher ceci à l'avenir et relancer le dialogue", ajoute-t-il.

L'UE "se tiendra aux côtés de ses alliés" (Tusk)

Le président du Conseil européen Donald Tusk a affirmé samedi que l'UE "se tiendra aux côtés de ses alliés du côté de la justice" après les frappes occidentales contre la Syrie.

"Les frappes des USA, de la France et du Royaume uni montrent clairement que le régime syrien, avec la Russie et l'Iran, ne peut continuer cette tragédie humaine, du moins non sans coût", a estimé le Polonais Donald Tusk dans un tweet.

De son côté, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a condamné dans un communiqué l'utilisation des "odieuses" armes chimiques, appelant "la communauté internationale à identifier et demander des comptes à tout responsable de telles attaques".

"Ce n'était pas la première fois que le régime syrien a utilisé des armes chimiques contre des civils mais cela doit être la dernière", a mis en garde M. Juncker dans un communiqué, en faisant référence à l'attaque chimique présumée contre le bastion rebelle syrien de Douma le 7 avril.

"Alors qu'elle entre dans sa huitième année de conflit, la Syrie a désespérément besoin d'un cessez-le-feu durable, respecté par toutes les parties, qui ouvre la voie à une solution politique négociée à travers le processus de Genève des Nations unies, afin d'apporter la paix dans le pays une bonne fois pour toutes", conclut le président de l'exécutif européen.

L'Otan "soutient" les frappes occidentales contre la Syrie (communiqué)

L'Otan apporte son "soutien" aux frappes ciblées menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni contre la Syrie, a indiqué son chef Jens Stoltenberg dans un communiqué publié samedi matin à Bruxelles.

"Je soutiens les actions prises par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France contre les installations et capacités d'armes chimiques du régime syrien", a affirmé le secrétaire-général de l'Alliance atlantique. "Elles vont réduire la capacité du régime à mener d'autres attaques contre le peuple de Syrie avec des armes chimiques", a-t-il ajouté. Les forces occidentales ont visé tôt samedi matin trois cibles liées au programme d'armement chimique syrien, l'une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs, dans le centre de la Syrie, selon le général Joe Dunford, chef d'état-major américain.

"L'Otan a constamment condamné le recours continu de la Syrie à des armes chimiques comme une violation claire des normes et accords internationaux", rappelle le chef de l'Otan, en estimant que "les responsables doivent en rendre compte". L'Alliance considère également que "l'utilisation d'armes chimiques représente une menace à la paix et la sécurité internationales et estime qu'il est essentiel de protéger la Convention sur l'interdiction des armes chimiques. Cela appelle une réponse collective et efficace de la part de la communauté internationale". L'Otan n'est pas impliquée directement dans les opérations de la coalition internationale en Syrie.

Le Conseil de l'Atlantique nord de l'Otan se réunira samedi après-midi à Bruxelles afin d'évoquer les frappes occidentales en Syrie, annonce-t-il dans un communiqué. La France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis informeront le conseil sur les derniers développements du dossier.

La réunion sera suivie par une conférence de presse du secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg. Ce dernier a partagé son "soutien" aux frappes contre le régime syrien. "L'Otan considère inacceptable l'usage d'armes chimiques", écrit-il sur Twitter. "Les responsables doivent rendre des comptes."

La Turquie juge "appropriées" les frappes contre la Syrie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a salué samedi les frappes menées en Syrie par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, estimant qu'il s'agit d'une réponse "appropriée" aux "attaques inhumaines" menées par le régime de Damas.

"Nous considérons que cette opération est appropriée", a déclaré M. Erdogan lors d'une réunion de son parti, l'AKP, à Istanbul.

"Le régime a vu que ses attaques croissantes ces derniers jours contre des dissidents (...) ne resteront pas sans réponse", a-t-il poursuivi.

Erdogan a précisé qu'il avait passé une "nuit blanche" à suivre les derniers développements.

"Nous ne pouvons pas accepter ce qu'ont vécu des bébés (syriens) après l'utilisation d'armes chimiques", a-t-il insisté. "Quels que soient les auteurs, ils doivent en payer le prix".

Le président turc, qui s'est entretenu avec la Première ministre britannique Theresa May après les frappes, a fait savoir qu'il ferait de même avec le président français Emmanuel Macron.

Durant cet entretien téléphonique avec Mme May, M. Erdogan a souligné que la paix en Syrie ne pouvait passer que par une "solution politique", selon une source présidentielle turque.

Le vice-Premier ministre turc Bekir Bozdag a précisé sur Twitter que son pays avait été informé du lancement des frappes et que la base d'Incirlik, dans le sud du pays, n'avait pas été utilisée.

De son côté, le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré, dans un communiqué, que l'opération occidentale contre la Syrie avait "soulagé la conscience de l'humanité face" aux attaques chimiques présumées.

La Turquie soutient l'opposition syrienne qui cherche à renverser depuis 2011 le régime de Bachar al-Assad.

Mais Ankara semble depuis plus d'un an plus préoccupé par les activités des milices kurdes dans le nord de la Syrie, et coopère étroitement avec la Russie et l'Iran, parrains du régime syrien.

Le Canada a également apporté son soutien, son Premier ministre, Justin Trudeau, déclarant que le pays condamnait "fermement l'utilisation d'armes chimiques dans l'est de la Ghouta, en Syrie".

"Nous saluons cette opération qui exprime la conscience de l'humanité tout entière face à l'attaque de Douma que tout porte à attribuer au régime" syrien, a affirmé un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères. Depuis Lima, où il assiste au sommet des Amériques, Justin Trudeau a aussi soutenu "la décision des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France de prendre des mesures pour diminuer la capacité du régime (du président syrien Baschar al-Assad, ndlr) de lancer des attaques par armes chimiques contre ses propres citoyens". "Nous continuerons à travailler avec nos partenaires internationaux pour enquêter sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie", a-t-il ajouté.

Israël estime que les frappes en Syrie sont justifiées (responsable)

Israël a justifié samedi les frappes américaines, françaises et britanniques en Syrie en affirmant que le régime de ce pays continue ses "actions meurtrières", a indiqué un responsable israélien.

"L'an dernier, le président américain Donald Trump a fait savoir que l'utilisation d'armes chimiques reviendrait à violer une ligne rouge. Cette nuit, sous la direction américaine, les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont agi en conséquence. La Syrie continue ses actions meurtrières", a ajouté le responsable israélien, qui a requis l'anonymat.

"La Syrie sert également de base pour mener ce genre d'actions, notamment de la part de l'Iran, qui mettent en danger son territoire, ses forces et sa direction", a ajouté ce responsable. Selon la radio publique israélienne, l'Etat hébreu a été informé à l'avance des attaques menées par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne en Syrie.

Netanyahu affirme le "soutien total" d'Israël aux frappes contre la Syrie

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé samedi son "soutien total" aux frappes américaines, françaises et britanniques contre plusieurs sites en Syrie liés au programme d'armement chimique du régime de Bachar al-Assad.

"Il y a un an j'ai affirmé qu'Israël apportait un soutien total à la décision du président Donald Trump de se mobiliser contre l'usage et la dissémination d'armes chimiques", a affirmé M. Netanyahu dans un communiqué, assurant que le soutien de son pays resté "inchangé". "Ce matin les Etats-Unis, la France et le Royaume Uni ont montré que leur engagement ne se borne pas à des proclamations de principes", a-t-il ajouté.

"Il faut qu'il soit clair pour le président (syrien) Assad que ses efforts incessants pour acquérir et utiliser des armes de destruction massive, son mépris inacceptable du droit international et l'accord qu'il accorde à l'Iran et ses alliés pour s'implanter militairement en Syrie met en danger la Syrie", a également souligné M. Netanyahu.

Selon la radio publique israélienne, l'Etat hébreu a été informé à l'avance des frappes menées par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne. Israël a condamné lundi dernier l'attaque chimique présumée en Syrie accusant le régime syrien d'avoir commis "un crime contre l'humanité" et de se doter de nouvelles capacités de production de ce type d'arme.

L'Iran met en garde contre "les conséquences régionales"

L'Iran, principal allié régional de Damas, a mis en garde samedi contre les "conséquences régionales" des frappes ciblées menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni contre la Syrie tout en les condamnant "fermement".

"Les Etats-Unis et leurs alliés, sans aucune preuve et avant même une prise de position de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont mené cette action militaire (...) contre la Syrie et sont responsables des conséquences régionales de cette action aventuriste", a affirmé le ministère iranien des Affaires étrangères, selon le site Telegram de son porte-parole Bahram Ghassemi. "Cette agression vise à compenser l'échec des terroristes" dans la Ghouta orientale, qui vient d'être reprise par l'armée syrienne et ses alliés, ajoute le texte qui dénonce une "violation claire des règles et des lois internationales".

L'Iran envoie des "conseillers militaires" et des volontaires iraniens, afghans, pakistanais et irakiens en Syrie pour épauler l'armée syrienne contre les groupes djihadistes et rebelles. Washington, Paris et Londres ont affirmé avoir visé des cibles liées au programme d'armement chimique syrien, une semaine après une attaque chimique présumée qui a fait selon des secouristes des dizaines de morts le 7 avril dans la ville rebelle de Douma, dans la Ghouta orientale.

Les frappes en Syrie, "insulte au président russe" (ambassadeur)

Les frappes militaires occidentales en Syrie reviennent à "insulter le président russe", un acte qui sera suivi de conséquences, a averti vendredi l'ambassadeur de Russie à Washington, Anatoli Antonov.

"Nous avions averti que de tels actions appelleraient des conséquences", a écrit le diplomate dans un communiqué. "Nos mises en garde ont été ignorées", a-t-il déploré, peu après que les Etats-Unis, la France et le Royaume Uni ont mené des frappes contre le régime de Bachar al-Assad, accusé d'avoir utilisé des armes chimiques contre des civils. Les frappes auraient duré environ une heure, et ne devraient pas se répéter, selon le Pentagone.

"Un coup a été porté contre la capitale d'un Etat souverain qui a tenté pendant de nombreuses années de survivre au milieu d'une agression terroriste", a estimé le ministère russe des Affaires étrangères, dans un message posté sur Facebook par sa porte-parole.

Les frappes occidentales contre la Syrie interviennent "au moment où elle avait une chance d'avoir un avenir pacifique", a-t-elle déclaré, se référant au fait que les forces gouvernementales syriennes soutenues par la Russie ont repris une grande partie des territoires qui étaient tenus par les groupes rebelles.

Le régime à Damas a dénoncé cette opération militaire, qu'elle a estimée "vouée à l'échec", y voyant une "violation flagrante" du droit international. "L'agression tripartite contre la Syrie est une violation flagrante du droit international (...) et elle sera vouée à l'échec", a rapporté l'agence officielle Sana.

Le guide iranien Khamenei qualifie de "criminels" Trump, Macron et May.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a violemment dénoncé les frappes occidentales menées contre la Syrie en qualifiant de "criminels" le président américain Donald Trump, son homologue français Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa.

"L'attaque menée ce matin contre la Syrie est un crime. Je déclare franchement que le président américain, le président français et la Première ministre britannique sont des criminels (...), ils n'obtiendront rien et ne tireront aucun bénéfice", a déclaré M. Khamenei en recevant les hauts dirigeants politiques et militaires du pays, selon son site Telegram.

Une "farce" tant qu'Assad reste au pouvoir, selon les rebelles de Douma

Le groupe rebelle syrien Jaich al-Islam a estimé samedi que les raids occidentaux contre les positions militaires du régime représenteraient "une farce" tant que le président Bachar al-Assad resterait au pouvoir.

"Punir l'instrument du crime alors que le criminel est maintenu. Une farce", a estimé sur son compte twitter Mohammed Allouche, un haut responsable du groupe rebelle Jaich al-Islam, qui contrôlait Douma, la ville où s'est déroulée l'attaque chimique présumée ayant entrainé les frappes de représailles occidentales.

Les frappes en Syrie sont "justes et légales" (Theresa May)

La Première ministre britannique Theresa May a estimé samedi que les frappes menées en Syrie par son pays, la France et les États-Unis envoyaient un "message clair" contre l'usage des armes chimiques.

"Cette action collective envoie un message clair: la communauté internationale ne se tiendra pas en retrait et ne tolérera pas l'emploi d'armes chimiques", a déclaré Mme May lors d'une conférence de presse, ajoutant que ces frappes étaient "à la fois justes et légales".

"Il ne s'agissait pas d'interférer dans la guerre civile, cela ne visait pas un changement de régime. Il s'agissait d'une frappe limitée, ciblée et efficace avec des limites claires", a insisté la dirigeante conservatrice.

"Je pense que les mesures prises auront considérablement détérioré la capacité du régime syrien à utiliser des armes chimiques", a-t-elle affirmé.

"Bien qu'une évaluation complète des frappes soit en cours, nous sommes confiants quant à leur succès", a-t-elle dit.

Interrogée sur les raisons qui l'ont poussée à ne pas consulter le Parlement avant de mener cette opération, elle a évoqué des considérations de sécurité.

"Il était juste de prendre les mesures que nous avons prises au moment où nous l'avons fait ", a-t-elle dit, précisant qu'elle s'exprimerait lundi devant le Parlement sur la Syrie.

La mission britannique en Syrie semble "très réussie" (ministre)

Le ministre britannique de la Défense, Gavin Williamson, a déclaré de son côté que la mission menée par l'armée de l'air britannique contre un complexe militaire en Syrie semblait "particulièrement réussie".

"Tous nos équipages sont rentrés sains et saufs, et les premières indications montrent que la mission semble très réussie", a déclaré le ministre au micro de la radio BBC 4. L'armée britannique a "joué un rôle important dans la détérioration de la capacité du régime syrien à utiliser des armes chimiques à l'avenir", a-t-il ajouté.

L'opération en Syrie est "légitime", "proportionnée" et "ciblée" (Paris)

L'opération militaire menée par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France est "légitime", "proportionnée et ciblée", a déclaré samedi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. "La France va très vite reprendre des actions politiques (...) visant à obtenir un cessez le feu sur l'ensemble du territoire syrien et l'accès humanitaire aux populations civiles. Un plan de sortie de crise doit être trouvé avec une solution politique", a-t-il ajouté.

"L'escalade chimique en Syrie n'est pas acceptable", a affirmé M. Le Drian au cours d'une déclaration au palais de l'Elysée avec la ministre de la Défense Florence Parly. "Nous avons pris acte du blocage au conseil de sécurité des Nations Unies. Le régime de Bachar al-Assad a choisi de briser le tabou de l'arme chimique. Il n'hésite pas à violer le droit international", s'est-il indigné.

"La fabrication et l'utilisation de ces armes constituent une menace pour la paix. Ceux qui y contreviennent se mettent d'eux-mêmes au ban des nations. Le régime de Bachar al-Assad savait à quoi il s'exposait en utilisant ces armes odieuses contre son peuple." Les frappes ont visé "le principal centre de recherche" et "deux centres de production" du "programme clandestin chimique" du régime syrien, a enchaîné Mme Parly.

"C'est la capacité de développer, de mettre au point et de produire des armes chimiques qui est atteinte", a-t-elle ajouté. "Le but est simple: empêcher le régime de faire à nouveau usage d'armes chimiques", a-t-elle dit. La France a mobilisé à la fois des frégates multimissions en Méditerranée et des avions de chasse pour frapper en Syrie.

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