Les questions migratoires constitueront la priorité de la présidence maltaise de l'UE

11/01/17 à 16:56 - Mise à jour à 16:55

Source: Belga

La politique migratoire européenne constituera la priorité de la présidence maltaise de l'UE, qui cherchera principalement à engranger des progrès dans la sécurisation des frontières de l'Union, a indiqué mercredi le Premier ministre maltais Joseph Muscat, lors d'une conférence de presse à La Valette.

Les questions migratoires constitueront la priorité de la présidence maltaise de l'UE

Le Premier ministre maltais Joseph Muscat © AFP

"Nous pensons que pour avancer la première chose à faire est de réunir toutes les parties pour sécuriser nos frontières. Après cette étape, je pense ou du moins j'espère que des progrès pourront être réalisés en ce qui concerne la solidarité entre Etats", a expliqué M. Muscat.

Pour faire face aux plus importants flux migratoires depuis la Seconde Guerre mondiale, un plan européen de répartition des demandeurs d'asile a été élaboré par la Commission européenne en 2015. En vertu de celui-ci, 160.000 personnes recensées en Grèce et en Italie devraient être relocalisées dans d'autres pays de l'Union d'ici septembre 2017.

L'opposition féroce de plusieurs pays de l'Est aux quotas obligatoires d'accueil a toutefois été particulièrement intense, et le plan n'a donc jamais pleinement fonctionné. En décembre 2016, à peine plus de 8.150 personnes avaient pu être relocalisées.

"Notre position a toujours été très ouverte sur cette question, nous sommes pour le partage des responsabilités entre les Etats européens", a souligné mercredi M. Muscat, dont le pays exercera la présidence de l'Union jusqu'au 30 juin. "Nous accueillons actuellement des réfugiés en provenance de Grèce et d'Italie, car nous savons que la solidarité n'est pas à la carte", a-t-il insisté.

Au cours de la précédente présidence de l'UE, la Slovaquie avait pour sa part déposé sur la table une proposition appelant à renoncer à l'avenir à tout mécanisme obligeant des pays à accueillir des demandeurs d'asile en provenance d'autres pays de l'UE débordés. Elle avait au contraire suggéré de laisser la possibilité à chacun d'aider comme il le souhaite un pays en difficulté, financièrement ou encore en envoyant des experts.

En savoir plus sur:

Nos partenaires