Les Européens n'arrivent pas à se partager 40.000 demandeurs d'asile

20/07/15 à 14:09 - Mise à jour à 14:09

Source: Belga

Les Européens tentent lundi de s'entendre pour partager la prise en charge de 40.000 demandeurs d'asile et soulager la Grèce et l'Italie, sous haute pression migratoire, mais la solidarité manque toujours à l'appel pour garantir un accord.

Les Européens n'arrivent pas à se partager 40.000 demandeurs d'asile

Illustration. © Reuters

Avant le début de la réunion des ministres de l'Intérieur, à partir de 13H00 GMT, le compte n'y est pas, alors que 40.000 places doivent être trouvées d'ici à fin juillet pour respecter le mandat donné en juin par les chefs d'État et de gouvernement. Les offres jusque-là ne dépassent pas 30.000 places, selon plusieurs sources européennes. Le mécanisme prévu, dit de relocalisation, ne doit pourtant être que temporaire, sur deux ans, et ne concerner parmi les exilés et migrants affluant aux frontières européennes qu'un public trié sur le volet: des demandeurs d'asile éligibles au statut de réfugiés, pour l'essentiel syriens et érythréens. Un accord avait été déjà trouvé début juillet sur le deuxième volet de ce plan, concernant l'accueil dans l'UE de 20.000 personnes bénéficiant déjà du statut de réfugiés mais vivant actuellement dans des pays tiers. Les promesses ont même dépassé les attentes, avec 22.500 places offertes, selon une source européenne. Le projet, conçu par la Commission européenne, s'était d'emblée heurté à l'hostilité des États, qui ont finalement obtenu que la répartition ne soit pas contraignante, mais se fasse sur une base volontaire. Du coup, en matière de relocalisation, nombre de pays rechignent à entrouvrir leurs portes, surtout en Europe centrale et orientale. L'Espagne, aux avant-postes, est aussi très réticente. La Grèce et l'Italie doivent par ailleurs formellement s'engager à identifier et enregistrer les migrants irréguliers affluant sur leur territoire, afin de permettre le traçace et l'expulsion de ceux non éligibles à l'asile. La sélection des arrivants doit s'opérer dans des zones d'attente, dits "hot spots", avec le concours des agences européennes de surveillance des frontières, Frontex, de soutien à l'asile, Eosa, et de police, Europol.

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