Les anciens chefs de milice Lubanga et Katanga transférés en RDC pour purger leurs peines

19/12/15 à 10:47 - Mise à jour à 10:47

Source: Afp

Les anciens chefs de milice congolais Germain Katanga et Thomas Lubanga ont été transférés samedi dans une prison de la République démocratique du Congo afin de purger la fin de leurs peines de prison, a indiqué la Cour pénale internationale.

Les anciens chefs de milice Lubanga et Katanga transférés en RDC pour purger leurs peines

Thomas Lubanga, devant le CPI en 2012 © Reuters

"C'est la première fois que la CPI désigne un Etat pour l'exécution des peines prononcées par la Cour", selon un communiqué.

Surnommé Simba (Le lion) pour sa férocité lorsqu'il était à la tête de sa milice, M. Katanga, 37 ans, avait été condamné en 2014 à 12 ans de prison pour sa complicité dans l'attaque d'un village du nord-est de la République démocratique du Congo ayant fait environ 200 morts. Thomas Lubanga, lui, avait été condamné en 2012 à 14 ans de prison pour avoir enrôlé des enfants, qui avaient ensuite été utilisés comme soldats ou gardes du corps dans la même région, en 2002 et 2003.

"La présidence (de la CPI) a souligné que MM. Lubanga et Katanga ont tous deux exprimé leur préférence de servir leurs peines d'emprisonnement respectives en RDC, leur pays d'origine".

L'exécution des peines sera soumise à la supervision de la Cour et "doit être conforme aux normes internationales généralement acceptées régissant le traitement des prisonniers", a-t-elle ajouté.

Début novembre, les juges de la CPI avaient réduit la peine de Germain Katanga, notamment pour sa bonne conduite pendant les procédures et car il avait exprimé ses regrets pour les préjudices causés aux victimes. Il doit être libéré le 18 janvier.

Ils avaient néanmoins refusé en septembre d'accorder la même chose à Thomas Lubanga, le premier condamné par la CPI depuis son entrée en fonction en 2003.

L'Ituri, région riche en ressources, en or notamment, est en proie à des violences qui ont fait quelque 60.000 morts depuis 1999, selon les ONG.

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