Le Sénat américain accepte d'ouvrir le débat sur les armes à feu

11/04/13 à 21:34 - Mise à jour à 21:34

Source: Le Vif

Les démocrates du Sénat américain ont remporté un vote crucial jeudi pour entamer formellement un débat historique sur le renforcement de la législation sur les armes à feu, surmontant l'obstruction de nombreux républicains.

Le Sénat américain accepte d'ouvrir le débat sur les armes à feu

© Reuters

Les sénateurs démocrates ont reçu l'appui de 16 républicains lors d'un vote de procédure où 60 voix sur 100 étaient requises. Au total, le vote est de 68 oui contre 31 non. Le débat lui-même s'étalera jusqu'à la semaine prochaine, l'opposition républicaine ayant prévu de déposer des dizaines d'amendements.

La Maison Blanche s'est félicitée du vote, mais a souligné qu'il ne s'agissait que d'une "première étape". Les votes les plus délicats auront lieu vraisemblablement après le week-end.

Le scrutin de jeudi s'est déroulé sous le regard de plusieurs proches de victimes de la fusillade de l'école Sandy Hook à Newtown, dans le Connecticut (nord-est), assis dans la galerie du public.

Un peu plus tôt, lors d'une conférence de presse tenue dans une atmosphère lourde d'émotion, ils avaient témoigné devant les caméras pour appeler le Sénat à prendre des mesures contre la violence due aux armes.

"Leur mort mérite d'avoir un sens", a lancé Jillian Soto, la soeur d'une enseignante tuée à Newtown le 14 décembre. "Nous sommes ici pour protéger leur héritage, pour leur rendre hommage et exiger que quelque chose soit fait".

A ses côtés, le démocrate le plus impliqué dans les négociations du Sénat, Charles Schumer a admis que "ce sera un combat pour obtenir les 60 votes mardi", en référence au texte majeur sur lequel les sénateurs devront voter, sur le fond, la semaine prochaine.

Ils s'agit d'imposer des vérifications d'identité, d'antécédents judiciaires et psychiatriques avant les achats d'armes dans les foires spécialisées et sur internet. Ce texte a fait l'objet d'un accord de compromis annoncé mercredi entre les négociateurs démocrates et républicains. Il va moins loin que ce qu'envisageait le président Barack Obama initialement, mais celui-ci a salué cette avancée.

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