26/09/16 à 14:00 - Mise à jour à 13:59

"Le Royaume-Uni ringardise l'Europe"

On ne renforcera sûrement pas l'unité de l'Europe en désignant le bouc émissaire du désenchantement général. On ne combattra pas les populismes en faisant mine de châtier la nation où les électeurs ont cédé aux sirènes des europhobes au détriment des élites. On ne resserrera pas les liens entre les 27 pays membres restants par le durcissement contre un pays qui s'est invariablement dressé contre Bruxelles. Bref, le Royaume-Uni ne peut pas porter à lui seul la charge des vices et des dysfonctionnements de l'Union.

A Bratislava, réuni (ou enfermé) dans le très imposant château de la ville, symbole de la résistance aux Mongols, aux Magyars, aux Turcs et aux invasions napoléoniennes, le dernier Conseil européen en date - soit le premier à s'être tenu sans les Britanniques - n'a fait que confirmer l'impression d'une Europe molle qui continue à se payer de mots. On le sait, on le répète à l'envi, aucun élan nouveau n'est à attendre avant l'automne 2017 en raison de l'élection présidentielle française, suivie des élections générales en Allemagne. Autrement dit, le calendrier interne des Etats prétendument moteurs prime sur toute considération contin...

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