Le président irakien appelle à une intervention logistique rapide

15/09/14 à 10:27 - Mise à jour à 10:27

Le président irakien Fouad Massoum a appelé lundi la communauté internationale à intervenir rapidement dans son pays, alors que s'ouvre à Paris dans un contexte d'urgence une réunion internationale consacrée à la lutte contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI).

Le président irakien appelle à une intervention logistique rapide

Réunion internationale à Paris, consacrée à la lutte contre les jihadistes de l'Etat islamique (EI). © Belga

"Nous voulons une intervention sur le plan logistique avant tout et en particulier une intervention par des moyens militaires", a déclaré M. Massoum à la radio Europe 1, avant de se rendre au ministère français des Affaires étrangères, où doit se tenir la réunion.

"Militairement nous n'avons pas besoin de soldats qui se battent sur le terrain en Irak. Nous avons besoin d'une intervention aérienne (...) Il est nécessaire qu'ils interviennent rapidement parce que s'ils tardent (...) peut-être que Daesh (acronyme arabe de l'EI) va occuper d'autres territoires et leur menace sera plus grande", a exhorté le président irakien.

La conférence sur la sécurité en Irak, à laquelle participe une trentaine de pays arabes et occidentaux pour définir la stratégie internationale face à l'EI, s'ouvre lundi matin dans un contexte dramatique, alors qu'un otage britannique a été décapité samedi par les jihadistes de l'EI. Il est le troisième otage occidental, après les journalistes américains James Foley et Steven Sotloff, à être exécuté sommairement en moins d'un mois. La France, poids lourd européen dans la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis pour combattre Daesh, a annoncé que ses premiers vols de reconnaissance militaire au-dessus de l'Irak auraient lieu lundi.

Selon les Etats-Unis, plus de 40 pays sont prêts à participer, d'une manière ou d'une autre, à une alliance anti-EI. L'Australie a notamment annoncé dimanche sa participation avec le déploiement de 600 militaires aux Emirats. Désormais en première ligne après l'exécution de son ressortissant, la Grande-Bretagne a assuré qu'elle en "traquerait les responsables". M. Cameron s'est cependant gardé de lever les incertitudes concernant l'éventuelle association de son pays aux frappes aériennes américaines en Irak et en Syrie.

Face aux agissements de l'EI, Barack Obama avait annoncé mercredi une extension de la campagne aérienne des Etats-Unis en Irak, où 1.600 militaires américains seront déployés pour appuyer les forces irakiennes en matière d'équipements, de formation et de renseignement. Un haut responsable iranien, dont le pays n'a pas été invité à la conférence de Paris sur l'Irak, a quant à lui estimé lundi que la meilleure façon de lutter contre "le terrorisme" et les jihadistes était de renforcer les gouvernements irakien et syrien.

Hossein Amir-Abdollahian, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, s'exprimait à l'occasion de la visite de la présidente de la commission de la défense du parlement français, Patrica Adam.

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