Le président centrafricain déchu, François Bozizé, s'est réfugié au Cameroun

25/03/13 à 15:10 - Mise à jour à 15:10

Source: Le Vif

La présidence camerounaise annonce ce lundi, via la radio nationale, que le chef de l'État centrafricain déchu, qui avait fui son pays après la prise de Bangui par la rébellion, a trouvé refuge au Cameroun.

Le président centrafricain déchu, François Bozizé, s'est réfugié au Cameroun

© Image Globe

On sait où Bozizé a trouvé refuge. Le président centrafricain déchu, qui avait fui son pays après la prise militaire dimanche de la capitale et du palais présidentiel de Bangui par la rébellion, a trouvé refuge au Cameroun. La présidence camerounaise l'annonce ce lundi dans un communiqué, lu à la radio nationale.

"Suite aux récents événements en République centrafricaine, le président François Bozizé a cherché refuge au Cameroun où il se trouve actuellement dans l'attente de son départ vers un autre pays d'accueil", indique le communiqué. Le texte ne précise pas le lieu exact où il se trouve.

Le Cameroun souligne "son attachement au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres états" et souhaite "un retour rapide à la paix et à la stabilité en République centrafricaine", dans le même communiqué.

Selon un responsable de l'armée camerounaise, François Bozizé "est arrivé au Cameroun [dimanche] par l'est du pays [et] est à Batouri". Le chef d'État "renversé" est là "en vertu du droit d'asile qui peut être accordé à tout homme".

L'offensive éclair des rebelles du Séléka Le président François Bozizé, 66 ans, a été renversé dimanche au terme d'une offensive éclair de la rébellion du Séléka sur Bangui. Il était lui-même arrivé au pouvoir par les armes en 2003, à la tête d'une rébellion qui avait chassé le président élu de l'époque, Ange-Félix Patassé.

Le Séléka avait lancé une première offensive en décembre dans le nord du pays et enchaîné victoire sur victoire, avant de stopper sa progression sous la pression internationale à 75 km au nord de Bangui.

Des accords à Libreville avaient débouché sur la formation d'un gouvernement d'union nationale. Arguant du non-respect de ces accords, les rebelles ont déclenché à nouveau les hostilités depuis le 22 mars.

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