Le "Parti républicain" de Sarkozy critiqué tous azimuts

15/04/15 à 20:37 - Mise à jour à 20:36

Source: Belga

Hypocrisie, "captation d'héritage", tropisme américain: les velléités de Nicolas Sarkozy de rebaptiser l'UMP, principal parti de l'opposition de droite en France, du nom des "Républicains" valent à l'ancien chef de l'Etat (2007-2012) des critiques de tous bords.

Le "Parti républicain" de Sarkozy critiqué tous azimuts

Nicolas Sarkozy © AFP

Depuis son retour en novembre à la tête de l'UMP (union pour un mouvement populaire) , M. Sarkozy a affiché sa volonté d'en abandonner le sigle, jugé abîmé par les affaires et les querelles internes, et de métamorphoser la formation en mouvement de masse.

"Les Républicains" ? "Ça fait partie des pistes", a confié mercredi un de ses proches, l'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux. D'autres sources au sein du parti ont confirmé que ce nom serait adopté lors d'un congrès fondateur le 30 mai.

"La République est un bien commun, il ne faut pas se l'approprier", a déploré Chrisitian Paul, l'un des chefs de file de l'aile gauche du Parti socialiste du président François Hollande.

Au sein même de l'UMP, la démarche n'est pas non plus du goût des partisans de l'ancien Premier ministre Alain Juppé, maire de Bordeaux (sud-ouest) au profil modéré et rival de Nicolas Sarkozy pour la primaire à droite avant la prochaine présidentielle de 2017.

"Ceux qui appartiennent à d'autres partis ne sont-ils pas des Républicains ? ", a interrogé l'un d'eux, le député-maire du Havre (nord-ouest) Edouard Philippe, qui a regretté également la "tonalité très américaine" du futur nom.

Pour le politologue Gaël Sliman, Nicolas Sarkozy a voulu justement "faire un clin d'oeil appuyé" aux Républicains américains, dont le parti "a cet avantage de rassembler l'ensemble de la droite américaine", de la droite dure du "Tea party" aux modérés.

Selon cet expert, un tel choix pourrait attirer vers M. Sarkozy des électeurs du Front national, le parti d'extrême droite dirigé par Marine Le Pen dont l'UMP peine à juguler l'ascension.

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