Le pape écrit au G20 pour dénoncer les soutiens aux djihadistes

11/11/14 à 17:41 - Mise à jour à 17:41

Source: Belga

Le pape François a appelé mardi, dans une lettre adressée au prochain G20 en Australie, à faire pression contre les soutiens des djihadistes au Moyen-Orient mais aussi à lutter contre un système économique d'exclusion qui favorise le recrutement de terroristes.

Le pape écrit au G20 pour dénoncer les soutiens aux djihadistes

© REUTERS

"Le monde entier attend du G20 un accord toujours plus large qui puisse mener, à travers le système légal des Nations unies, à un arrêt définitif de l'agression injuste au Moyen-Orient à l'encontre de différents groupes, religieux et ethniques, y compris les minorités", écrit-il dans cette lettre adressée au Premier ministre australien Tony Abbott, hôte du sommet organisé à Brisbane les 15 et 16 novembre.

Faisant référence à la poussée en Syrie et en Irak de l'organisation de l'Etat islamique (EI), le pape argentin estime que "la solution ne peut être exclusivement de nature militaire" et explique qu'il faut avant tout mettre fin au soutien que les groupes terroristes reçoivent à travers "l'appui politique, le commerce illégal du pétrole ou la fourniture d'armes et de technologies".

Dans sa lettre, le pape exhorte les participants à ne pas se contenter de "déclarations de principe" et rappelle aussi que l'exclusion économique et sociale, en particulier le chômage des jeunes, favorise "l'activité criminelle et même le recrutement de terroristes".

Le pontife argentin dénonce aussi des "formes d'agression moins évidentes mais tout aussi réelles et graves", en particulier les "abus du système financier".

C'est la deuxième fois que le pape François envoie une lettre avant un sommet du G20. Lors de celui de Saint-Pétersbourg en septembre 2013, il avait écrit au président russe Vladimir Poutine pour inviter les Etats membres du G20 à "abandonner la poursuite futile d'une solution militaire" au conflit en Syrie.

A l'époque, Washington et Paris avaient envisagé des frappes contre le régime du président Bachar al-Assad après une attaque chimique près de Damas qui avait fait plusieurs centaines de morts (1.429 d'après les Etats-Unis).

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