Le Nigeria affirme qu'un accord a été trouvé avec Boko Haram sur la libération des lycéennes

17/10/14 à 17:02 - Mise à jour à 20:23

Source: Belga

L'armée et la présidence nigérianes ont déclaré vendredi avoir conclu un accord avec le groupe islamiste armé Boko Haram prévoyant un cessez-le-feu et la libération de plus de 200 lycéennes enlevées mi-avril.

Le Nigeria affirme qu'un accord a été trouvé avec Boko Haram sur la libération des lycéennes

© Reuters

L'armée et la présidence nigérianes ont déclaré vendredi avoir conclu un accord avec le groupe islamiste armé Boko Haram prévoyant un cessez-le-feu et la libération de plus de 200 lycéennes enlevées mi-avril

"Un accord de cessez-le-feu a été conclu entre le gouvernement fédéral du Nigeria et Jama'atu Ahlis Sunna Lidda'awati wal-Jihad (groupe pour la prédication et le jihad, plus connu sous le nom de Boko Haram)", a déclaré le chef d'Etat-major de l'armée nigériane Alex Badeh. En parallèle, le premier secrétaire de la présidence, Hassan Tukur, a affirmé à l'AFP qu'un accord avait été conclu avec le groupe islamiste mettant fin aux violences et prévoyant la libération de 219 jeunes filles toujours portées disparues.

Le porte-parole des services de sécurité nigérians a affirmé vendredi, de son côté, qu'aucun accord n'avait encore été conclu avec le groupe islamiste pour la libération de 200 lycéennes, contrairement à ce qu'avait annoncé la présidence nigériane.

Interrogé pour savoir si un accord avait été finalisé pour la libération de plus de 200 lycéennes enlevées mi-avril, le responsable du Centre national d'information a répondu: "Non. Cet aspect n'a pas encore abouti mais nous nous en rapprochons de plus en plus".

Le premier secrétaire de la présidence nigériane, Hassan Tukur, a affirmé un peu plus tôt à l'AFP qu'un accord avait été conclu avec Boko Haram pour un cessez-le-feu et la libération des lycéennes. "Ils ont accepté de libérer les jeunes filles de Chibok", a-t-il ajouté, faisant référence aux 219 adolescentes toujours portées disparues depuis leur enlèvement le 14 avril dernier dans leur lycée de Chibok, dans le nord-est du Nigeria.

Les différents services du gouvernement nigérian ont déjà par le passé diffusé des déclarations contradictoires sur des événements de première importance.

Vendredi soir, la présidence, l'armée et Mike Omeri s'entendaient toutefois sur le fait qu'un accord de cessez-le-feu avait bien été atteint.

En savoir plus sur:

Nos partenaires