Le financement par Kadhafi ? "Une diversion" pour Sarkozy

29/04/12 à 12:42 - Mise à jour à 12:42

Source: Le Vif

Pour Nicolas Sarkozy, l'information de Médiapart sur le financement de sa campagne de 2007 par l'ex-dictateur libyen est destinée à faire oublier le retour sur scène de Dominique Strauss-Kahn.

Le financement par Kadhafi ? "Une diversion" pour Sarkozy

© Reuters

Nicolas Sarkozy qualifie dimanche de "tentative pour faire diversion après le retour en scène de M. Strauss-Kahn", la publication par Mediapart d'un document selon lequel le régime de Mouammar Kadhafi aurait accepté de financer sa campagne présidentielle de 2007.

"Vous voyez bien que c'est une tentative pour faire diversion après le retour en scène de M. Strauss-Kahn, qui est tout, sauf à l'avantage des socialistes qui n'ont guère envie qu'on rappelle qu'ils avaient l'intention d'en faire le prochain président de la République française", déclare le président-candidat dans un entretien au Parisien. Samedi le site d'information Mediapart a publié un document attribué à un ex-dignitaire libyen affirmant que Tripoli avait accepté de financer pour "50 millions d'euros" la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Concernant l'ex-directeur général du FMI, qui a relancé ce week-end la thèse du complot politique pour le faire chuter, avec l'affaire Nafissatou Diallo, Nicolas Sarkozy réaffirme dans le Parisien qu'il "devrait avoir la pudeur de se taire".

"Le fait qu'il ose prendre la parole montre qu'il n'a rien compris. Je souhaite bon courage à M. Hollande pour avoir un tel soutien. Mme Diallo est-elle une grande militante de l'UMP ? Franchement, qui peut penser que c'est moi qui ai organisé cela? Cette intervention est vulgaire", ajoute-t-il.

Dominique Strauss-Kahn s'était déjà attiré les foudres de Nicolas Sarkozy, qui a lancé samedi dans une réunion publique à Clermont-Ferrand : "Qu'en pleine campagne électorale (...), M. Strauss-Kahn se mette à donner des leçons de morale et à indiquer que je suis seul responsable de tout ce qui lui est arrivé, trop c'est trop !"

A une semaine du second tour, DSK, ex-favori des sondages, a resurgi dans la campagne présidentielle, en accusant ses adversaires politiques de s'être servis de l'affaire du Sofitel le 14 mai 2011 pour faire échouer sa candidature à la présidentielle en France qu'il devait officialiser le 15 juin.

Il s'exprimait dans une interview publiée par The Guardian selon lequel le socialiste vise ainsi des personnes "liées à Nicolas Sarkozy". Dimanche, l'entourage de l'ancien directeur général du FMI a affirmé à l'AFP que DSK n'a "donné aucune interview au Guardian" et que cet entretien est "un montage fait à partir d'un livre à paraître de M. (Edward) Epstein".

Le Vif.be, avec L'Express.fr

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