Le dispositif de sécurité à Nice "n'était pas sous-dimensionné"

27/07/16 à 19:36 - Mise à jour à 19:35

Source: Belga

Une enquête de la "police des polices" française a conclu que le dispositif de sécurité sur la Promenade des Anglais de Nice le soir de l'attentat du 14-juillet, objet de vives polémiques avec l'opposition de droite, "n'était pas sous-dimensionné", a affirmé mercredi sa directrice, Marie-France Moneger-Guyomarc'h.

Le dispositif de sécurité à Nice "n'était pas sous-dimensionné"

© Reuters

Face aux critiques de la droite et de l'extrême droite après cet attentat qui a fait 84 morts et 435 blessés, le ministre socialiste de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait demandé un rapport à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", sur ce dispositif de sécurité.

Les polémiques "sont le fruit d'une mauvaise compréhension et interprétation des informations", a estimé Mme Moneger-Guyomarc'h.

Elle a confirmé le nombre de policiers nationaux (64) et municipaux (42) déployés pour l'occasion, annoncé par la Préfecture des Alpes maritimes (relais du gouvernement dans la région) mais contesté par des élus locaux de droite qui dénonçaient un "mensonge d'Etat" et accusaient les autorités de n'avoir pas su sécuriser les lieux.

Dimanche, la chef du service pilotant la vidéosurveillance à la police municipale de Nice, Sandra Bertin, a également affirmé avoir subi des pressions du ministère de l'Intérieur pour modifier son rapport sur le dispositif de sécurité le soir du 14 juillet.

Deux enquêtes ont été ouvertes par la justice après ces accusations: l'une à Nice pour "abus d'autorité" après la plainte de cette policière, l'autre à Paris pour "diffamation" après celle du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

En annonçant la remise du rapport un peu plus tôt dans l'après-midi, le ministre a rappelé que "ce rapport administratif, strictement limité à son objet, ne se substitue ni ne préjuge en rien des conclusions des procédures et enquêtes judiciaires en cours" sur cet attentat, revendiqué par le groupe Etat islamique. Il a souhaité "que la Justice puisse poursuivre son travail dans les conditions de sérénité indispensables à l'établissement de l'ensemble des faits".

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