Le département d'Etat va rouvrir l'enquête interne sur les emails d'Hillary Clinton

08/07/16 à 08:06 - Mise à jour à 08:05

Source: Belga

Le département d'Etat a annoncé jeudi soir rouvrir l'enquête interne sur une éventuelle mauvaise gestion d'informations classifiées par Hillary Clinton, ancienne secrétaire d'Etat, et actuelle candidate démocrate à la présidentielle américaine. Celle-ci a utilisé un serveur privé d'emails lorsqu'elle était chef de la diplomatie américaine.

Le département d'Etat va rouvrir l'enquête interne sur les emails d'Hillary Clinton

Hillary Clinton © AFP

Le porte-parole du département d'Etat, John Kirby, a annoncé que l'enquête allait reprendre maintenant que le département de la Justice a décidé de ne pas déclencher de poursuites à l'encontre de Mme Clinton. Le département d'Etat avait suspendu sa propre enquête en avril pour ne pas interférer avec celle du FBI.

"Nous tenterons d'être aussi rapides que possible, mais nous n'imposerons pas d'échéance artificielle au processus", a fait savoir John Kirby. Il a refusé d'entrer dans les détails de cette procédure interne, en particulier d'expliciter quels éléments seront examinés. "Notre objectif est d'être aussi transparents que possible concernant nos conclusions, tout en respectant nos diverses obligations légales", a poursuivi M. Kirby.

La ministre de la Justice Loretta Lynch a annoncé mercredi que Mme Clinton ne serait pas poursuivie pour avoir utilisé des serveurs et une messagerie d'emails privés quand elle dirigeait le département d'Etat. Ce faisant, le ministère de la Justice a suivi, comme Mme Lynch s'y était engagée en fin de semaine dernière, les recommandations de la police fédérale FBI dévoilée mardi.

Le FBI a recommandé de ne pas poursuivre la candidate démocrate, en transmettant à la justice son dossier d'enquête qui concluait toutefois que l'ex-secrétaire d'Etat avait fait preuve d'une "négligence extrême". Certains de ces emails étaient classés "secret" et des "personnes mal intentionnées" tels des espions étrangers ont théoriquement pu y avoir accès, avait précisé James Comey en dévoilant son rapport d'enquête lors d'une conférence de presse surprise. L'ancienne responsable de la diplomatie américaine (2009-2013) n'a, selon lui, cependant "pas eu l'intention" de violer la loi.

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