"Le burkini est un symbole d'asservissement de la femme"

25/08/16 à 10:33 - Mise à jour à 10:32

Source: Belga

Le burkini est "un symbole d'asservissement de la femme", a estimé jeudi le Premier ministre français Manuel Valls, dans une interview à BFMTV et RMC

"Le burkini est un symbole d'asservissement de la femme"

A Rabbat, au Maroc. © Belga

Interrogé sur les récentes verbalisations de femmes sur des plages de la Méditerranée, le locataire de Matignon a toutefois souligné que "tout ce qui (pouvait) apparaître comme une stigmatisation, comme une volonté de s'en prendre à l'islam, (était) évidemment condamnable".

Pour Manuel Valls, le foulard, le burkini et la burqa sont des "symboles d'asservissement, comme si la femme dans l'espace public était impudique". Il condamne leur port dans la rue ou sur les plages, qu'il considère comme "des signes de revendication d'un islamisme politique" visant à faire "reculer la République".

Le Premier ministre dit dès lors comprendre les arrêtés pris par des maires, évoquant un "risque d'atteinte à l'ordre public". Il reviendra au Conseil d'Etat, qui doit se pencher jeudi sur des recours déposés contre ces arrêtés, de trancher, ajoute-t-il.

Cependant, Manuel Valls appelle les maires à "demander toute la lucidité dans l'application (des arrêtés) à leurs agents". Cela "doit se faire avec le plus grand discernement", précise-t-il.

Le chef du gouvernement a par ailleurs égratigné Nicolas Sarkozy, déplorant la "brutalité des propositions" et le programme "profondément inégalitaire" d'un point de vue fiscal de l'ancien président, qui vient d'annoncer sa candidature aux primaires de la droite et du centre. "Il suit l'extrême droite et embarque progressivement la droite républicaine (...) dans cette voie là", estime Manuel Valls.

Sur la question des symboles religieux, la position de l'ancien chef de l'Etat ne semble pourtant pas très éloignée de celle du Premier ministre. "Porter un burkini est un acte politique, militant, une provocation (...) qui teste la résistance de la République", affirme-t-il jeudi dans une interview au Figaro.

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