La Vieille ville de Jérusalem interdite aux Palestiniens, un jeune tué

05/10/15 à 07:40 - Mise à jour à 07:40

Source: Belga

L'armée israélienne a tué dimanche un jeune Palestinien en Cisjordanie occupée, où des heurts opposaient jeunes palestiniens et soldats israéliens dans plusieurs localités, alors que le Premier ministre israélien a affirmé livrer une guerre totale au "terrorisme palestinien".

La Vieille ville de Jérusalem interdite aux Palestiniens, un jeune tué

Affrontements entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes dans l'est de Jérusalem. © Reuters

Houzeifa Othmane Souleimane, 18 ans, est le premier Palestinien tué dans des heurts depuis le début de nouvelles tensions qui se sont propagées à la Cisjordanie après que quatre Israéliens ont été tués depuis jeudi soir.

Sa mort fait redouter un emballement de la spirale de la violence qui a déjà fait, selon le Croissant-Rouge palestinien, plus de 150 blessés, touchés par des balles réelles ou des balles caoutchoutées de l'armée israélienne. Durant la semaine, quatre Israéliens ont été tués: un couple de colons criblés de balles jeudi soir sous les yeux de leurs enfants dans le nord de la Cisjordanie, puis deux hommes samedi soir dans la Vieille ville.

L'auteur de cette dernière attaque, présenté par le Jihad islamique comme un de ses membres, a aussitôt été abattu par la police israélienne, tandis que la traque se poursuit en Cisjordanie pour retrouver les auteurs des tirs qui ont tué Eitam et Naama Henkin jeudi soir. L'armée israélienne a mené un raid à Naplouse (nord) et annoncé avoir arrêté des suspects sans donner plus de précisions.

Après l'attaque de samedi soir, un deuxième Palestinien accusé d'avoir mené une attaque au couteau a été abattu par la police. Une vidéo circulant dimanche le montrait s'éloignant en marchant de ses poursuivants qui crient: "Tirez lui dessus" et "Mort aux Arabes", jusqu'à ce qu'un policier l'abatte.

En réponse à ces violences, Israël a pris la mesure exceptionnelle de boucler pour deux jours la Vieille ville de Jérusalem aux Palestiniens. Habituellement grouillante, la partie orientale de la Vieille ville avait des airs à la fois de ville fantôme et de camp retranché, avec ses magasins fermés, ses ruelles parcourues seulement par les touristes et ses portes gardées par des centaines de policiers, ont constaté les journalistes de l'AFP.

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