La vidéo de l'accident de Sierre suscite un tollé en Suisse

30/01/13 à 11:32 - Mise à jour à 11:32

Source: Le Vif

La publication lundi de la vidéo de l'accident de car à Sierre (Suisse) du 13 mars 2012 a suscité de vives réactions dans le canton du Valais, indique la radio télévision suisse (RTS) sur son site internet.

La vidéo de l'accident de Sierre suscite un tollé en Suisse

© Belga

La vidéo propose quinze minutes d'images filmées par une caméra de surveillance où l'on découvre le car encastré dans le mur du tunnel. On y voit notamment les premiers automobilistes qui s'arrêtent, des enfants sortant du bus, puis l'arrivée de la police et des secouristes. L'accident avait fait 28 morts, dont 22 enfants.

La conseillère d'Etat Esther Weber-Kalbermatten se dit ainsi choquée par ces images transmises par la police cantonale et compte remettre de l'ordre dans sa manière de communiquer. "Je vais explorer toutes les pistes pour éviter que la police continue à communiquer de cette manière. Je suis contre une publication des images d'un accident, c'est pour moi du voyeurisme", explique la conseillère sur RTS.ch.

La diffusion d'une partie de l'enregistrement vidéo, n'a pas été autorisée préalablement par le ministère public valaisan. Il s'agit "d'une initiative personnelle dont la responsabilité incombe à l'auteur", écrit l'institution mercredi dans un communiqué signé par le premier procureur Olivier Elsig.

"Il n'a jamais été décidé ni même envisagé de diffuser cet enregistrement", assure le Ministère public cantonal. D'aucuns soupçonnent la justice valaisanne d'avoir voulu faire preuve de transparence en diffusant lundi la vidéo, à la suite des critiques de familles de victimes belges qui faisaient état de la lenteur des secours.

Les images reprises sur les sites de plusieurs médias montrent le car immobilisé dans le tunnel juste après son accident, le 13 mars 2012, et les quinze minutes qui suivent. La conseillère d'Etat Esther Waeber-Kalbermatten juge cette diffusion inutile.

La chef du Département cantonal valaisan de la sécurité a également précisé vouloir explorer toutes les pistes pour "éviter que la police continue de communiquer de cette manière".

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