La Turquie dément avoir offert de l'argent en échange de Gülen

12/11/17 à 11:37 - Mise à jour à 11:37

Source: Afp

L'ambassade de Turquie à Washington a qualifié samedi de "ridicules" les allégations selon lesquelles la Turquie aurait offert plusieurs millions de dollars aux Etats-Unis en échange de l'extradition du prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'avoir fomenté le putsch manqué de 2016.

La Turquie dément avoir offert de l'argent en échange de Gülen

Fethullah Gülen © REUTERS

"Toutes les allégations selon lesquelles la Turquie aurait recours à des moyens en dehors de l'Etat de droit pour l'extradition (de Fethullah Gülen) sont entièrement fausses, ridicules et sans fondement", a déclaré l'ambassade dans un communiqué publié sur Twitter.

Ankara accuse Fethullah Gülen d'être le cerveau de la tentative de coup d'Etat menée dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016 et au cours de laquelle près de 250 personnes sont mortes, sans compter les putschistes, et plusieurs milliers de personnes ont été blessées.

M. Gülen, installé aux Etats-Unis depuis 1999, dément toute implication. Les appels répétés de la Turquie pour son extradition sont restés à ce jour sans réponse.

La télévision américaine NBC et le quotidien Wall Street Journal ont rapporté vendredi que le procureur spécial Robert Mueller s'intéresse à une réunion entre l'ancien conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Michael Flynn, son fils Michael Flynn Jr et des hauts responsables du gouvernement turc tenue entre la victoire de Donald Trump à la présidentielle le 8 novembre 2016 et son entrée en fonctions le 20 janvier suivant.

Selon NBC, la rencontre aurait eu lieu en décembre 2016 dans un club huppé de New York. Les Turcs auraient offert à M. Flynn "15 millions de dollars au maximum pour livrer Fethullah Gülen au gouvernement turc".

Il aurait aussi été question d'aider à la libération de l'homme d'affaires turco-iranien Reza Zarrab, inculpé avec neuf autres personnes aux Etats-Unis pour avoir enfreint l'embargo financier contre l'Iran.

Le WSJ dit ignorer si les responsables turcs ont donné suite, précisant qu'il n'existait aucune trace de paiement.

Les avocats de M. Flynn ont assuré que les informations de presse étaient "fausses". Ces accusations, "qui vont de l'enlèvement à la corruption", sont "injurieuses" et "préjudiciables" à leur client, qui nie tout acte répréhensible, ont-ils déclaré dans un communiqué.

AFP

Nos partenaires